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Noureddine Boukrouh : «Je n’accepte pas le recours à la justice non conventionnelle»

Publié le 19/09/2017, par dans Non classé.

L’ancien ministre du Commerce, Noureddine Boukrouh, prend très au sérieux les rumeurs sur l’existence d’une volonté de le poursuivre en justice « pour atteinte à un symbole de l’Etat», le président Bouteflika.
Dans un texte publié hier sur page Facebook, l’ancien président du PRA rappelle d’abord les déclarations du chargé de communication du RND, celle du président de l’APN et les écrits de certains médias proches du pouvoir qui annonçaient la préparation d’une action judiciaire contre lui. « Je m’attends donc en toute logique à ce que, d’un moment à l’autre, tombe un communiqué du parquet annonçant à l’opinion publique plus ou moins préparée par ces trois relais l’ouverture d’une procédure judiciaire contre moi dans le but de me faire taire et de casser l’initiative politique que j’ai lancée», écrit Noureddine Boukrouh qui s’est montré déterminé à s’opposer au cinquième mandat du chef de l’Etat.

Dans son texte, Noureddine Boukrouh affirme qu’il n’acceptera pas d’être jugé par une justice non conventionnelle. « Je n’accepte pas que notre pouvoir, après avoir recouru au ‘‘financement non conventionnel », recourt à la ‘‘justice non conventionnelle »», précise-t-il.

Et d’ajouter : « S’il arrive à me faire juger par un tribunal algérien à la manière ‘‘non conventionnelle » qu’il (le président Bouteflika ndlr) affectionne en toute chose, moi je le ferai juger par le tribunal de l’Histoire, comme je le lui annonçais dans la lettre que je lui ai adressée en avril 1999, le jour où il a prêté le serment présidentiel la main sur le Coran qu’il n’a eu de cesse depuis, de trahir».

Ce faisant, Noureddine Boukrouh maintient ses propos sur l’état de santé du président Bouteflika. « Sans être médecins ou magistrats, nous savons tous qu’une maladie lourde peut déteindre sur le moral et le mental. Est-ce attenter à la dignité d’une personne que de décrire son état au vu de sa condition réelle et de son comportement ? Qu’est-ce qu’a à voir un diagnostic médical avec le respect ou l’irrespect ?» demande-t-il affirmant qu’il peut même aller plus loin dans l’analyse de l’état de santé du chef de l’Etat.

Selon lui, « un chef d’Etat en possession de ses esprits ne viole pas la Constitution pour s’accorder deux mandats auxquels il n’avait pas droit avant de rétablir, après le quatrième, leur limitation à deux». « Même si la nation a laissé faire, un homme dans sa situation ne devrait pas être à de telles fonctions alors qu’il compte y rester jusqu’à la limite de sa vie, ce qui est en soi une preuve d’altération mentale», martèle-t-il.

S’attaquant violemment à ceux qu’il appelle « personnel de service» qui sont, selon lui, Ahmed Ouyahia et Abdelkader Bensalah, Noureddine Boukrouh est allé jusqu’à brocarder de la notion du « symbole de l’Etat». « Cela fait des années qu’on l’entrevoit à peine et ne l’entend guère.

Il n’est plus en mesure d’assurer les lourdes responsabilités dévolues à un ‘‘symbole de l’Etat ». Avec lui, c’est l’Etat qui n’est plus qu’un symbole et qui est tombé entre des mains inconnues ; c’est la nation qui est malade de la maladie du ‘‘symbole ». Si lui est le symbole de l’Etat, moi je suis le symbole de la conscience de la nation et œuvre à ce qu’elle en compte des millions», précise-t-il.
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