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Mossack Fonseca, une firme à la réputation sulfureuse !

Publié le 06/04/2016, par dans Non classé.

Mossack Fonseca. Le nom de ce cabinet d’avocats panaméen est devenu, depuis lundi dernier, très célèbre dans le monde.
Les révélations sur l’affaire Panama Papers où est cité, entre autres, le nom du ministre de l’Industrie et des Mines, Abdessalem Bouchouareb, le font connaître aussi en Algérie. Dans la presse, dans les médias audiovisuels et sur les réseaux sociaux, ce nom revient avec insistance.

Qu’est-ce que ce cabinet ? Quelle est son histoire ? En quoi consiste son travail ? Google et l’encyclopédie Wikipédia lui consacrent plusieurs pages où reviennent, à plusieurs reprises, des mots peu glorieux : « blanchiment d’argent», « fraude fiscale», « corruption»… Il s’agit, en somme, d’une boîte à la réputation sulfureuse. Depuis sa création.

Le quotidien français Le Monde, dans son édition d’hier, retrace le parcours de cette entreprise qui a vu le jour en 1989, suite à la fusion du cabinet créé en 1977 par l’avocat Jürgen Mossack et celui de l’avocat et homme politique panaméen Ramon Fonseca Mora. Cette firme spécialisée dan la création de sociétés-écrans, écrit le quotidien français, « fait se fermer les visages et s’éteindre les voix» dès que son nom est prononcé au Panama. Et cela, en raison de son histoire liée étroitement à la corruption et à l’argent sale depuis les années de règne du dictateur Manuel Noriega (1984-1990).

Le plus grand scandale dans lequel est impliqué Mossack Fonseca est celui de Petrobras (la compagnie pétrolière brésilienne), appelé aussi au Brésil « opération Lava Jato». Ce scandale a conduit à la démission de Ramon Fonseca Mora de ses fonctions de président du parti panamiste. « Les sombres affaires de Mossack Fonseca sont mises sous le boisseau par le gouvernement. Personne ne vous parlera. Ici, la collusion d’intérêts entre le pouvoir et les grandes compagnies est totale», affirme Miguel Antonio Bernal, professeur de droit à l’université du Panama, opposant historique à Noriega et à l’ex-président corrompu Ricardo Martinelli, cité par Le Monde.

Mais ce cabinet a profité de la politique du Panama qui, pour attirer des capitaux, a mis en place un secret bancaire inviolable, cadenassé par la loi, et une fiscalité zéro pour les revenus issus de l’étranger. Un système qui a permis l’émergence de Mossack Fonseca, qui n’imposait aucune limite pour attirer les capitaux.

C’est ainsi qu’il compte rapidement parmi ses clients beaucoup de dirigeants de pays corrompus, de régimes autoritaires et des réseaux criminels. Ce qui a permis à ce cabinet d’étendre sa toile à travers le monde et d’être présent dans une quarantaine de pays. Il a réussi aussi à prendre dans ses filets une foule d’hommes politiques, dont des présidents de grandes puissances, des rois, Premiers ministres, des ministres et même des footballeurs.

Ce n’est pas tout. Le Consortium international des journalistes d’investigation (CIPI) n’a pas encore révélé la totalité du contenu des 2,6 teraoctets de données enregistrées pendant 40 ans. Des têtes risquent encore de tomber…
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