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Malaise des enseignants doctorants

Publié le 13/02/2017, par dans Non classé.

En plus de la grève illimitée des étudiants en pharmacie et en chirurgie dentaire, un autre problème a éclaté à l’université des sciences et de la technologie Houari Boumediène (USTHB) de Bab Ezzouar, à Alger.
Il s’agit des enseignants doctorants qui trouvent beaucoup de peine à présenter leur soutenance de doctorat à cause des contraintes imposées par la direction de l’université, et ce, malgré les allégements du ministère de tutelle. D’après un des enseignants doctorants lésés, le problème réside dans le fait que l’USTHB exige, pour la soutenance, la publication dans une revue de renommée et plusieurs conférences internationales. « Même si nous ne contestons pas cette mesure dans le sens où dans la forme elle vise à assurer une meilleure qualité de recherche, nous contestons le fond de cette mesure discriminatoire dont les conséquences se sont accentuées en 2014.

L’USTHB exige du doctorant la publication de recherches et d’articles dans des revues de classe A indexées dans le Thomson Reuters», déclare notre interlocuteur avant d’expliquer que cette décision est injuste pour plusieurs raisons. Ainsi, beaucoup de doctorants ont été pris au dépourvu puisqu’ayant déjà publié dans des revues de classe B et sont en phase de finalisation et, de ce fait, se retrouvent avec un dossier inéligible et contraints à produire de nouvelles publications dans des revues de classe A. « Cette dernière démarche exige des efforts considérables, qui valent carrément une nouvelle thèse, explique notre interlocuteur. En plus, vu leur nombre restreint, les revues de cette classe demeurent très surchargées au point où le refus est témoigné avant même d’entamer le processus de révision. Dans certains cas, le refus n’est pas affiché au début, mais parfois deux, voire trois années après.

Ce qui équivaut à une perte de temps considérable. Notre frustration est immense sachant que le ministère a pris conscience de ce problème et a publié un arrêté le 17 novembre 2014 afin d’harmoniser les conditions de soutenance du doctorat et intégrer les revues de classe B indexées dans le Scopus, tout en préservant la qualité des publications. Nous avons été surpris de voir que l’USTHB fait la sourde oreille à ce texte ministériel et ne le prenne pas en compte. Elle en avait fait de même pour l’arrêté ministériel de juin 2016 fixant les conditions de soutenance des doctorants LMD sur la base d’une fiche de notation», s’emporte notre interlocuteur. Quelles sont les motivations de la direction de l’USTHB pour ne pas prendre en considération des décisions ministérielles ? Impossible d’avoir des informations supplémentaires ou une réponse à cette question. Toutes nos tentatives pour joindre le rectorat de l’USTHB se sont soldées par un échec. Lire la suite

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