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Mahamed Hadj Djilani tacle le «cabinet noir»

Publié le 10/06/2018, par dans Non classé.

Le premier secrétaire du FFS fait allusion au dernier congrès extraordinaire du parti, qui s’est soldé par l’élection d’une nouvelle instance présidentielle conduite par Ali Laskri et Mohand Amokrane Chérifi.
La nouvelle direction du Front des forces socialistes (FFS) tente d’asseoir son pouvoir au niveau des instances du parti tout en lançant des piques aux membres du « cabinet noir». Après « le nettoyage» des différents postes de responsabilité au sommet de la structure, les responsables du FFS s’échinent actuellement à remettre de l’ordre au niveau de la base.

C’est dans cet objectif qu’un conseil extraordinaire de la fédération d’Alger a été organisé vendredi soir. Et c’était l’occasion choisie par le premier secrétaire du parti, Mohamed Hadji Djilani pour tacler violemment les membres du « cabinet noir» et ses partisans : « Le FFS a été soumis à toutes sortes de manipulations et de complots destinés à le réduire à un simple appareil contrôlable et récupérable.

Mais, grâce à la vigilance et à la solidarité de sa base militante responsable et à son crédit auprès de la population, il a pu prendre des décisions salvatrices et préserver son autonomie, sa vision et ses principes.» Le premier secrétaire du FFS fait allusion ainsi au dernier congrès extraordinaire du parti, qui s’est soldé par l’élection d’une nouvelle instance présidentielle, conduite par Ali Laskri et Mohand Amokrane Chérifi.

Mohamed Hadj Djilani affirme que le FFS « est et restera fidèle au combat de notre président, feu Hocine Aït Ahmed». « Je voudrais pour l’occasion saluer vivement nos militants et les délégués du congrès extraordinaire qui ont fait de cet événement une leçon historique de démocratie», ajoute-t-il.

Poursuivant, il détaille la feuille de route de l’instance présidentielle qui, explique le premier secrétaire du FFS, insiste sur la restitution du parti aux militants. « Nous croyons profondément qu’un parti incapable de se critiquer lui-même et d’étendre les espaces de débat en son sein ne peut dialoguer et nouer des liens de confiance avec la population. C’est aussi cela, l’ouverture aux militants, à la société et au rassemblement des énergies.

C’est cela, la clef de l’amorce de la reconstruction du consensus national et de l’alternative démocratique», tonne-t-il. Ce faisant, Mohamed Hadj Djilani souligne notamment le rôle des instances du FFS dans la promotion des idéaux du parti et l’élargissement de sa base.

L’idée du consensus explicitée

Mohamed Hadj Djilani profite aussi de cette occasion pour revenir longuement sur l’idée de la reconstruction du consensus national, en donnant plus de détails sur sa conception. « Notre pays traverse l’une des étapes les plus décisives de son histoire, notre pays est traversé par une crise multidimensionnelle, crise politique, économique, sociale, culturelle…

Face aux dangers qui guettent notre pays, le FFS pense que la seule issue réside dans la reconstruction du consensus national, entre tous les acteurs politiques et sociaux», soutient-il.

Le FFS, enchaîne Mohamed Hadj Djilani, croit fortement que « le défi aujourd’hui est de reconstruire un consensus national élémentaire autour de la démocratie politique, le respect des droits de l’homme, l’Etat de droit et la justice sociale».

« Ce consensus ne peut se concrétiser que dans le respect des pluralismes politique, linguistique, syndical, et des libertés fondamentales pour permettre l’autodétermination individuelle de chaque Algérienne et chaque Algérien et l’autodétermination collective du peuple algérien», précise-t-il. Pour le FFS, insiste-t-il, le consensus exige « au minimum l’instauration d’un Etat de droit qui garantira l’ensemble des droits, politiques, sociaux, économiques et sécuritaires des citoyens».

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