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Lutte contre la corruption : Un organe et des questions

Publié le 17/09/2016, par dans Non classé.

L’Organe national de prévention et de lutte contre la corruption est désormais « constitutionnalisé», mais ce statut lui permet-il d’être plus efficace ?
Après plusieurs mois d’attente, la présidence de la République a rendu public, jeudi, un communiqué dans lequel elle annonce l’installation des membres de l’Organe national de prévention et de lutte contre la corruption (ONPLC). En plus du rappel du rôle assigné à cette institution, par la Constitution, le communiqué de la présidence de la République a donné les noms de la nouvelle équipe qui siégera dans l’organisme qui est censé lutter contre la corruption.

« Constitutionnellement, l’Organe a pour mission, notamment, de proposer et de contribuer à animer une politique globale de prévention de la corruption, consacrant les principes de l’Etat de droit et reflétant l’intégrité, la transparence ainsi que la responsabilité dans la gestion des biens et des deniers publics», explique le communiqué repris par l’agence APS.

Le document de la présidence de la République ne rappelle pourtant pas une évidence : l’Organe de prévention et de lutte contre la corruption existe depuis 2006. Cela fait donc 10 ans que cette instance a été créée. Seule différence, l’ONPLC est désormais « constitutionnalisé». Un statut qui lui permet d’être plus efficace ? Rien n’est sûr.

Surtout qu’en 10 ans, l’organisme, dont le mandat des membres a expiré depuis 5 ans sans qu’ils aient été remplacés, n’a pratiquement rien fait. « Tant que l’ONPLC n’acquiert pas une réelle indépendance et tant qu’il n’y a pas une réelle volonté politique à lutter effectivement contre la corruption, ces changements à sa tête n’auront obéi qu’à une disposition réglementaire relative au mandat de ses membres permanents», estime l’Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC) dans un communiqué signé par son porte-parole, Djilali Hadjadj.

L’association met notamment en cause le non-renouvellement du mandat de l’ancienne équipe de l’ONPLC. Sur les 7 membres permanents, seul un ancien membre de l’organe a été rappelé. Pour l’AACC, « c’est tout l’ONPLC qui jusqu’à maintenant n’a absolument servi à rien : on ne peut même pas parler de bilan puisque rien n’a été fait en près de six longues années depuis l’installation de l’ancienne ‘équipe’ de sept membres permanents en janvier 2011, suite à la prestation de serment de ces derniers», lit-on dans le communiqué qui rappelle que l’association est « prête» à travailler avec la nouvelle équipe.

« L’AACC appelle la nouvelle équipe de l’ONPLC à plancher sur des chantiers importants dont l’ouverture sur le public, un programme national effectif de prévention, des propositions de révision qualitative de la loi du 20 février 2006 relative à la prévention et à la lutte contre la corruption, et un rapprochement en direction des médias : l’AACC jugera aux actes», lit-on dans le document. Il est difficile de remettre en cause le travail d’une équipe qui n’a toujours pas entamé son activité. Sauf que la lutte contre la corruption n’est pour l’instant qu’un slogan qui est rarement suivi d’effet. Lire la suite

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