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LFC-2018 : Les véhicules fabriqués localement seront plus chers

Publié le 21/05/2018, par dans Non classé.

Les Algériens devront payer encore plus cher l’acquisition de véhicules assemblés localement. La loi de finances complémentaire (LFC-2018) prévoit dans sa nouvelle mouture de soumettre les importations de collections CKD et SKD, destinées aux industries de montage de véhicules, à une TVA à taux réduit de 9%.
Dans son exposé des motifs, le gouvernement a argué que « les objectifs tracés par les pouvoirs publics, en faveur des industries de montage automobile, ayant été atteints, leurs efforts en termes d’incitations fiscales seront orientés vers d’autres industries de montage qui ont encore besoin des aides publiques sous toutes leurs formes».

La première mouture de la LFC-2018 prévoyait d’imposer des augmentations des taxes sur l’importation des pièces détachées allant de 200 à 500%. Une option finalement abandonnée après la révision de la copie initiale dudit projet.

En appliquant le taux réduit de 9% pour les importations des kits CKD et SKD, destinés aux industries de montage de véhicules, l’Etat algérien donne un « encouragement» à la filière du montage automobile, juge l’économiste Brahim Guendouzi. « Normalement, la TVA devrait être à hauteur de 19%, parce que le véhicule n’est pas un produit de large consommation où l’Etat impose 4%.

Normalement, c’est 19% de TVA comme la grande majorité de produits fabriqués localement. Donc, le gouvernement a donné un avantage pour que le prix soit modérément un peu moins cher», a souligné notre interlocuteur, joint hier par téléphone.

Ceci dit, les véhicules fabriqués localement seront plus chers. « Indirectement, c’est le consommateur qui paye la TVA auprès des concessionnaires qui la reversent au Trésor (…). Si les concessionnaires augmentent aussi, d’un autre côté, leur prix, cela va se répercuter sur le consommateur. Je pense que les prix seront élevés, parce que les kits sont importés.

Il y a aussi le taux de change à prendre en considération, et par conséquent le véhicule reviendra cher. Ce n’est pas le cas lorsque l’on fabrique avec un taux d’intégration de 40-50%, le prix peut être légèrement modéré. Mais globalement, tout est presque importé. Donc, cela revient cher», explique Brahim Guendouzi.

Lancée depuis 2014, l’activité de montage, en CKD/SKD, de véhicules a atteint une cadence de production de 60 000 unités par an, selon des chiffres officiels. La facture des importations des kits CKD/SKD, destinés au montage des véhicules, s’élevait à 1,6 milliard de dollars jusqu’à février 2018. Lire la suite

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