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«L’Etat doit garantir aux boulangers une marge bénéficiaire de 20%»

Publié le 08/02/2017, par dans Non classé.

Les 112 boulangeries de la wilaya de Annaba sont en grève générale et illimitée depuis avant-hier, avons-nous appris de Farid Abdellioua, président de la section des boulangers de l’Union générale des commerçants de cette wilaya.
L’information est partiellement confirmée après une virée dans les principaux quartiers du chef-lieu où les rideaux étaient baissés durant toute la journée. « Cette grève n’est qu’un début à un long bras de fer. Concernés par le problème, les professionnels du pain des autres wilayas ont déjà pris attache avec nous pour coordonner l’extension de cette manifestation à travers le pays», révèle notre interlocuteur qui dénonce, par ailleurs, le double langage que tient l’administration de la DCP et de la wilaya de Annaba avec l’Ugca.

« Nous avons observé dernièrement une courte grève qui, suite à des négociations avec le directeur du commerce (DCP) et le secrétaire général de la wilaya, a été levée. Plusieurs d’entre nous ont été sanctionnés le lendemain. Maintenant, nous n’allons pas revenir en arrière jusqu’à la satisfaction de nos revendications légitimes», menace le représentant local des boulangers.

Ces revendications qui se résument, selon ce dernier, à l’étude de la situation financière où, selon lui, l’Etat doit garantir aux boulangers une marge bénéficiaire de 20%. « Ce n’est pas trop demander, je présume. N’importe quelle activité commerciale doit générer des bénéfices. En l’absence de ces derniers, 46 boulangers ont déjà mis la clé sous le paillasson», regrette notre source. Ainsi, depuis hier la baguette du pain ordinaire s’est faite désirer et sur le marché informel elle était cédée entre 20 et 30 DA.

Ce marché est approvisionné clandestinement par des boulangers spéculateurs qui, officiellement, ont adhéré à la grève mais ont fait tourner partiellement leurs pétrins durant la nuit. A ce prix, les ménages, dont les femmes sont actives, ont pris d’assaut les vendeurs de galettes entamant leurs économies.

Un mal nécessaire pour Farid Abdellioua qui estime que les professionnels du pain sont victimes de la hogra. « L’acharnement dont la corporation a toujours fait l’objet n’a, paradoxalement, pas concerné les minoteries. Savez-vous que la majorité d’entre eux vend son quota de blé subventionné aux éleveurs de bétail au lieu de le transformer ?

Cependant, ils demeurent à l’abri de toute inquiétude de l’administration. Mais lorsque le boulanger réclame quelques sous de plus pour assurer la pérennité de son commerce, c’est le branle-bas de combat du côté de l’administration», fulmine le représentant des boulangers. A la question si l’Etat persiste dans sa politique de fixer le prix du pain, ce dernier jure que tous les boulangers troqueront leur boulangerie contre des beigneteries dont l’unité se vend au moins à 20 DA.
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