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Les zinzins du Café Riche : Des citoyens et des personnalités de Constantine solidaires

Publié le 19/11/2017, par dans Non classé.

Les participants au rendez-vous culturel Les zinzins du Café riche, à Constantine, ont exprimé jeudi leur soutien à Hadda Hazem. Le premier invité de la rencontre, le journaliste Amor Chabbi, a souligné que la grève de la faim entamée par la journaliste et directrice du quotidien El Fadjr, est le premier fait marquant de la semaine. Chabbi a expliqué aussi que cet événement regrettable est la conséquence du monopole exercé par l’Etat sur la publicité du secteur public, dans le cadre d’une stratégie d’asphyxie des organes au ton libre, et de clientélisation du paysage médiatique en Algérie.

Le public constantinois, présent nombreux au Café riche, a réagi avec ferveur au sujet proposé par l’invité.
Les nombreux intervenants ont témoigné leur solidarité avec Hadda Hazem dans son combat pour la survie d’El Fadjr, et avec tous les journalistes et les médias qui se battent encore pour la liberté de la presse et la liberté d’expression et résistent aux nombreux périls qui guettent la profession. Les échanges ont été par moments contradictoires, ce qui a ajouté immanquablement à la pertinence du sujet. La prise de parole par des professionnels comme Hosni Kitouni, ou des académiciens tels que Abdelmadjid Merdaci, a fourni au débat le niveau et la profondeur nécessaires pour saisir les véritables enjeux.

La deuxième rubrique a été consacrée cette semaine à un thème tout aussi accrocheur, à savoir l’état des lieux du bâti de Constantine. L’architecte Nourredine Khalfi, invité du jour, a choisi d’orienter son intervention sur des questions d’actualité, compte tenu de l’urgence qui caractérise le tissu urbain historique et la dégradation périlleuse qui menace tout le patrimoine. Si l’intitulé ne fait pas le scoop parmi l’assistance, il faut dire que Khalfi a su provoquer l’émotion et l’indignation grâce aux détails livrés pour expliquer les dégâts parfois irréversibles, provoqués par des opérations irréfléchies et la mécanique de destruction globale exécutée dans le cadre de « Constantine, capitale de la culture arabe 2015». L’intervenant citera, parmi d’autres exemples, la destruction des réseaux d’évacuation des eaux pluviales et d’incendie des rues 19 Juin et Didouche Mourad. Ce qui, selon lui, entraînera par voie de conséquence l’infiltration des eaux dans les fondations menaçant d’effondrement les bâtiments centenaires.

Parmi les intervenants, certains, notamment la pédiatre Zahia Ferdjioui et la pédagogue Houria Benaziza, n’hésiteront pas à qualifier cette politique, d' »entreprise de destruction délibérée de la mémoire de Constantine». Sinon, comment expliquer le fiasco orchestré par l’administration et mené par l’OGEBC, s’interroge-t-on. Khalfi rappellera que l’association d’architectes qu’il préside a pris attache avec le wali de Constantine avant le lancement des chantiers, pour lui proposer une assistance à titre bénévole. En vain. Des bureaux d’études et des entreprises liées par le lien de la rente au centre de décision et de contrôle des opérations, c’est-à-dire Alger, ont raflé pratiquement tous les marchés, et ont entamé des opérations bulldozer sur des sites qui nécessitent des interventions chirurgicales. Aujourd’hui, l’état des lieux est catastrophique et l’avenir de ce parc du patrimoine bâti est incertain. Que faire, s’interrogera l’artiste Bechiri Khodja ? Faut-il rester les bras croisés ? La question est demeurée pendante, mais les présents ont conclu à la nécessité de reprendre dans les meilleurs délais le débat sur ce thème pour lancer d’éventuelles actions. La rencontre s’est terminée sur des notes de chaâbi et la voix chaude de Mohamed Hamdi. Lire la suite

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