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Les vrais-faux porte-parole du général

Publié le 28/12/2015, par dans Non classé.

Cafouillage, confusion et parasitage autour de la « communication» ou le silence même du l’ex-patron du Département du renseignement et de la sécurité (DRS), le général Toufik.
Nombreux sont ceux qui ont l’habitude de se rendre chez lui ou qui, par le passé, « racontaient» l’énigmatique patron des Services, livrant à l’opinion publique « ses confidences» réelles ou supposées sur tel ou tel événement ou affaire. Depuis son départ, ses visiteurs de nuit ne cessent d’alimenter la chronique en « confidences et contre-confidences».

Les dernières en date sont celles répandues par le député islamiste Hacène Aribi. Ce bras de droit de Abdallah Djaballah, qui n’a jamais caché sa proximité avec les services de renseignement et notamment leur ex-patron, a sévi, avant-hier sur une chaîne de télé privée, en attribuant au général Toufik des propos en rapport avec les affaires de corruption. « Le général Toufik m’a dit que Chakib Khelil avait transféré 198 millions de dollars vers un seul compte et qu’il a été étonné en prenant connaissance de l’existence de cette somme sur un seul compte, sans oublier les comptes de sa femme, de son enfant et celui de Farid Béjaoui», a-t-il déclaré.

Une déclaration vite infirmée par l’ancien directeur des Services secrets par l’intermédiaire d’un avocat connu, Miloud Brahimi. « Plusieurs déclarations ont été attribuées au général Toufik par des personnalités politiques. Je suis habilité à informer l’opinion publique qu’il ne s’agit que de pures spéculations qui n’engagent que leurs auteurs», a recadré l’avocat, mandaté par le concerné. C’est une situation pour le moins ubuesque.

Pis encore : alors que des affaires aussi graves que sensibles sont jugées, la distillation de ce genre d' »information» est de nature à rajouter des couches de confusion et de doute sur la responsabilité des uns et des autres dans la gestion des affaires publiques. Il est vrai que le général Toufik, en raison de sa fonction passée, détient « les secrets les plus sombres de la République», qui peuvent servir d’éléments pouvant empoisonner la vie publique s’il perd le contrôle de sa communication, à supposer qu’il émette le souhait de s’exprimer sur tel ou tel événement.

Hormis « l’intrusion» médiatique pour plaider la cause du général Hassan, le silence légendaire que le général Toufik s’est imposé « autorise» — sans doute à son insu — un spectacle affligeant de rumeurs, ouï-dire et spéculations en tout genre qu’il serait difficile de rattraper. Il est vrai que dans les mœurs du régime et de ses hommes, la communication publique a de tout temps été assumée de manière « détournée». C’est une des tares d’un régime politique au fonctionnement opaque.

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