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Les travailleurs de l’Etusa interpellent Sellal

Publié le 06/12/2015, par dans Non classé.

Depuis mercredi dernier, la capitale est partiellement paralysée en matière de transport collectif en raison de la grève illimitée entamée par les travailleurs de l’Entreprise de transport urbain et suburbain d’Alger (Etusa).
Dans une lettre adressée au Premier ministre, Abdelmalek Sellal, ces employés témoignent leur colère quant à la situation de flou dans la gestion de cette entreprise publique.

Frappés par plusieurs chocs, ces travailleurs disent ne pas trouver de motif au limogeage de l’ex-directeur général de l’Etusa, Yacine Krim.

Dans une marque de soutien, ils dénoncent à travers cette lettre et ce débrayage une « injustice» à l’encontre de leur ex-directeur général qui a relevé, selon eux, plusieurs défis et contribué fortement à la relance de cette entreprise en plein déficit à l’époque.

« Si seulement il s’agissait d’un simple changement à la tête de notre entreprise ! La directrice par intérim qui a succédé à M. Krim a démissionné un mois plus tard et nous sommes aujourd’hui livrés à nous-mêmes, sans responsable.

Contrairement aux déclarations des responsables au ministère des Transports, notre ex-directeur n’a pas été promu mais carrément relevé de ses fonctions pour envoyer notre entreprise droit dans le mur», s’emporte un syndicaliste. Il dit ne pas comprendre l’utilité d’une telle décision, sauf à laisser le champ libre à la concurrence du secteur privé, brisant ainsi l’entreprise publique qui compte aujourd’hui 2800 employés et une flotte de 720 bus, dont 150 acquis sur ses fonds propres.

« Serait-on en train de casser l’Etusa au profit de l’entreprise Tahkout qui vient d’obtenir l’accord du wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, de déployer 1000 bus à travers la capitale», s’interrogent-ils.
Ce n’est pas tout. « Le ministère des Transports ne s’est pas contenté de limoger M. Krim, mais a retiré 36% et 41% des actions de l’Etusa dans les sociétés de gestion du tramway d’Alger et des téléphériques.

Cela sans compter les manœuvres administratives pour favoriser certaines personnes qui n’ont rien à voir avec la bonne gestion, mais servent plutôt leurs intérêts et ceux des personnes qui les ont placés. Tous nos doutes tentent à se confirmer après le limogeage de neuf syndicalistes après notre premier mouvement de protestation, en octobre dernier», dénoncent les protestataires.

A travers cette lettre, les travailleurs de l’Etusa espèrent voir le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, intervenir pour sauver cette entreprise publique des mains qui veulent la briser à tout prix.

En attendant que cela se fasse, le mouvement de grève se poursuit et seul un service minimum est assuré. Laissant ainsi le citoyen livré à lui-même et dans l’obligation de se soumettre au diktat des opérateurs privés qui ne ménagent aucun effort pour enfreindre la loi et se faire le maximum de gains.

Pour tirer cette affaire au clair et comprendre les causes réelles de ces décisions, nous avons tenté de joindre le ministère des Transports, en vain.
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