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Les syndicats de l’éducation maintiennent la pression

Publié le 18/01/2017, par dans Non classé.

A J-10 des rassemblements et rendez-vous de protestation prévus par l’intersyndicale — regroupant les syndicats autonomes de différents secteurs, dont sept de l’éducation — la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghabrit, annonce le lancement des rencontres bilatérales avec les syndicats du secteur.
Dans une déclaration à la presse en marge d’une visite d’inspection à l’Office national des publications scolaires (ONPS) d’El Achour, la ministre a indiqué qu’elle entamera « ce mardi ses premières rencontres bilatérales avec les syndicats». Elle s’est déclarée disposée « à recevoir personnellement les syndicats représentés par leur bureau national et pas uniquement le président du syndicat, pour permettre à chaque syndicat de poser minutieusement ses préoccupations», précisant qu’une rencontre hebdomadaire est prévue pour chaque syndicat.

Une promesse de dialogue que les syndicats autonomes reçoivent avec un optimisme retenu, car il n’est pas question pour eux de renoncer au calendrier de protestation qu’il ont fixé au sein de l’intersyndicale. Le mot d’ordre de protestation est maintenu pour ce 28 janvier.
Et pour cause, pour la majorité d’entre eux, ces rencontres ont peu de chances d’aboutir à une prise en charge réelle des problèmes de fond qu’ils posent.

Pour Idir Achour, secrétaire général du Conseil des lycées d’Algérie (CLA), « ces rencontres comportent deux possibilités, soit le ministère veut absorber et contenir la colère syndicale à des fins électorales, ou alors il prend conscience que les syndicats autonomes ont une sérieuse représentativité à prendre en compte». Même s’il souhaite croire en la seconde probabilité, il avoue que la première lui semble plus vraisemblable. Et pour cause, parmi les revendications posées par le CLA, figurent les questions de la retraite et du pouvoir d’achat, qui sont loin de dépendre du ministère de l’Education nationale.

Problèmes de fond

De l’avis de Meziane Meriane, président du Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest), « ces rencontres ne peuvent pas prendre en charge les dossiers lourds que nous soulevons, tels que ceux de la retraite et du pouvoir d’achat qui dépendent du gouvernement». Il évoque la rencontre tenue lundi dernier avec le ministre du Travail qui promet que les syndicats seront désormais associés et pris en compte, mais se demande, lui aussi, si ces promesses seront tenues.

De son côté, Boualem Amoura, secrétaire général du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef), estime que la protestation prévue à la fin du mois avec les autres membres de l’intersyndicale ne peut pas être remise en question tant que les questions de la retraite, du code du travail et du pouvoir d’achat ne sont pas entendues. « Cela dit, chaque syndicat de l’éducation a ses revendications spécifiques et ces rencontres peuvent favoriser un avancement du dialogue.»

Le Satef réclame une refonte totale du système éducatif, la réouverture du dossier des rythmes scolaires et de celui des œuvres sociales, entre autres. Même son de cloche au Syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE) : « Beaucoup de recommandations du ministère ne sont pas appliquées à l’intérieur du pays, nous avons besoin d’actions concrètes et d’un dialogue qui s’éloigne de tout protocole pour avancer.» Le dialogue s’annonce difficile.

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