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Les services d’obstétrique en difficulté

Publié le 26/07/2016, par dans Non classé.

Si la saison estivale rime, pour plus d’un, avec les congés et le farniente, dans les services obstétriques des grands hôpitaux et des cliniques c’est tout à fait le contraire.
D’après les chiffres de l’Office national des statistiques (ONS), près de 300 000 naissances, dont plus de 50 000 durant les mois de juillet et août, soit 28,4% des naissances annuelles, ont été enregistrées durant le 3e trimestre de l’année 2015. Parallèlement, quelque 113 000 mariages ont été contractés durant la même période.

Dans la capitale, le boom des naissances a atteint ses plus hauts sommets l’été dernier. Près de 30 000 nouveaux-nés, dont 21% issus d’autres wilayas, ont vu le jour durant cette période dans les 17 établissements hospitaliers de la capitale. La direction de la santé publique d’Alger évoque la disponibilité d’un seul service pour chaque 61 167 femmes en âge de procréation, un lit pour 447 femmes dans les établissements publics et une sage-femme pour 1171 femmes.

Ces chiffres justifiés par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière par cette hausse des mariages rendent la tâche du staff médical des grands hôpitaux et des cliniques des plus difficiles. Ces professionnels de la santé expliquent cette immense surcharge de leurs services par l’absence d’une couverture sanitaire de proximité, obligeant le citoyen en quête d’une bonne prise en charge à s’orienter vers un service équipé.

Alerte dans les hôpitaux

Cette hausse du taux de natalité durant cette période de l’année fait que même les prestations au niveau des services d’obstétrique à travers le pays sont à déplorer. Dans plusieurs d’entre eux et suite à l’insuffisance de lits, il est très fréquent de trouver deux femmes par lit. Certaines préfèrent amener leur matelas avec elles et dorment à même le sol. Au CHU Nafissa Hamoud, ex-Parnet, le service gynécologie-obstétrique prend en charge entre 30 et 50 accouchements par jour et plus de 1000 par mois, dont la plupart habitent en dehors de la wilaya d’Alger. D’une capacité de 24 lits, le recours à deux femmes et leurs bébés dans un seul lit s’avère, pour le staff médical et paramédical du service, l’unique issue pour gérer cette situation.

La même situation est déplorée au centre hospitalier de Annaba (est du pays) où 4000 accouchements ont été pris en charge durant le troisième trimestre 2015, soit 40 naissances par jour, dont 70% venues des wilayas avoisinantes et 50% de la seule wilaya d’El Tarf.

Même si sa capacité d’accueil est nettement plus importante que celle de Parnet (135 lits), le staff médical, composé de 7 médecins et 55 sages-femmes, est dans l’incapacité de faire face à cette immense demande. Même si le transfert des femmes enceintes résout la situation dans certains établissements, tels que celui de Kouba à Alger, ou ceux des wilayas de l’Ouest, l’ouverture de nouveaux établissements hospitaliers dédiés uniquement à la maternité et la pédiatrie serait d’un grand soulagement à ceux qui suffoquent de surcharge. Dans ce sens, le directeur de la santé de la wilaya d’Alger, M. Meraoui, a annoncé l’ouverture, en septembre prochain, d’un nouvel hôpital maternité-pédiatrie à Douéra à l’ouest de la capitale et un autre complexe à Baba Hassen et à Birkhadem dans l’attente du coup d’envoi pour la réalisation de trois hôpitaux similaires à Rouiba, Aïn Benian et Hussein Dey d’une capacité de 150 lits chacun. Lire la suite

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