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Les responsables algériens veulent se prémunir contre des poursuites

Publié le 11/05/2016, par dans Non classé.

Selon le journal français Le Figaro, l’accord en question vise, notamment, à protéger des responsables algériens d’éventuelles poursuites judiciaires en France.
Le voile commence à être levé sur les accords algéro-français signés le 10 avril dernier lors de la visite de Manuel Valls à Alger. Un des accords judiciaires paraphés entre le ministre algérien de la Justice, Tayeb Belaïz, et son homologue français, Jean-Jacques Urvoas, va certainement générer une nouvelle polémique. L’accord, qui va être discuté prochainement au sein de l’Assemblée nationale française, porte sur « l’entraide judiciaire». Jusque-là, l’intitulé est plutôt générique.

Mais selon le journal français Le Figaro, le document en question vise notamment à protéger des responsables algériens contre d’éventuelles poursuites judiciaires en France. « La partie algérienne a obtenu que ses ressortissants poursuivis sur le territoire français soient alertés des actions en cours», indique ce journal de droite. Pour ne pas ébruiter l’affaire, les deux parties ont « négocié» l’accord dans « la plus grande discrétion».

Selon la même source, c’est avant tout la rivalité algéro-marocaine qui a poussé les responsables algériens à demander une telle faveur. « Agacé par les aménagements obtenus par Rabat, son rival maghrébin, Alger avait mis une forte pression durant de longs mois pour obtenir des arrangements qui garantissent une quasi-impunité à ses dirigeants en France», écrit le quotidien.

L’an dernier, les Marocains avaient obtenu des autorités françaises la garantie que leurs concitoyens soient alertés en cas de poursuites judiciaires les concernant. Cela afin d’éviter le scénario vécu par Abdellatif Hammouchi, le patron du contre-espionnage marocain, proche du palais royal, qui a été interpellé à Paris, avant d’être relâché suite à des interventions politiques. Blanchi, l’homme a même été décoré par le président Hollande, qui lui a remis la Légion d’honneur. Le geste a dégelé les relations entre les deux pays.

Par contre, un diplomate algérien, Mohamed-Ziane Hasseni, n’a pas eu droit au même privilège. L’homme, arrêté en août 2008 à l’aéroport de Marseille suite à un mandat d’arrêt international lancé par les autorités françaises contre l’assassin présumé de l’avocat Ali Mécili en 1987, a été relâché plusieurs mois plus tard. Il était victime d’un homonyme.

Mais les autorités françaises n’ont même pas présenté d’excuses publiques à leurs homologues algériennes. L’homme a été nommé, plus tard, ambassadeur d’Algérie à Bogota. Mais l’incident avait provoqué un énorme malaise dans les relations entre les deux pays. Reste maintenant à savoir si cet accord va être adopté tel qu’il a été signé entre les deux pays. Surtout que la France connaîtra, en 2017, des élections présidentielle puis législatives qui vont probablement changer les tenants du pouvoir.
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