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Les propositions du RCD pour relancer le secteur de la presse

Publié le 20/02/2017, par dans Non classé.

Le RCD affirme vouloir améliorer les conditions dans lesquelles évoluent les médias, précisant que « les journaux sont toujours sous pression, fiscale ou politique, et les journalistes sont sous-payés et non protégés».
Après avoir fait part de son plan d’action pour développer l’économie nationale, le RCD dévoile ses propositions pour la relance du secteur de la presse. Un secteur qu’il décrit comme à bout de souffle, confronté à de multiples obstacles, contraintes et pressions, notamment quand il s’agit de titres de presse critiques envers le pouvoir.

« La presse écrite est prise entre deux feux : d’un côté le régime ne peut plus supporter les charges des titres qui vivent de la publicité de l’ANEP, de l’autre ce même régime a peur des titres qui se sont affranchis de cette dépendance financière. Des pressions sont exercées sur les annonceurs privés pour les dissuader de publier leurs messages dans ces journaux qui continuent, malgré tout, à être les plus suivis par le grand public», a relevé d’emblée le parti de Mohcine Belabbas qui voit impératif de « rendre effectif, dans ce contexte difficile, un programme d’aides directes et indirectes à la presse écrite géré dans la transparence». L’argument de l’aide par « la publicité de l’ANEP» ne tient pas. Cette manne sert essentiellement d' »instrument de contrôle et de pression».

A cela s’ajouterait la levée du monopole exercé par l’ANEP sur le marché publicitaire public et donner toute la latitude aux annonceurs de choisir le support et le titre qui leur siéent. Le RCD estime que la récente promulgation du nouveau statut du journaliste ne règle en rien les problèmes du secteur qui sont beaucoup plus d’ordre politique.

Ce nouveau statut du journaliste « ne répond pas au fond du malaise ; les journaux sont toujours sous pression, fiscale ou politique, et les journalistes sont sous-payés et non protégés. Une situation qui instaure de fait l’autocensure dans la majorité des rédactions», a souligné la formation politique du RCD qui fait état d’une véritable « tendance au verrouillage» médiatique qui s’illustre également à travers l’annonce du gouvernement de la préparation d’un nouveau dispositif pour contrôler la presse électronique, en obligeant les sites d’information à avoir leur hébergement en Algérie.

Pour le parti politique, il faut « cesser d’ériger la communication en département ministériel». Autrement dit, ce ministère doit être tout simplement supprimé. Il considère que l’installation d’une autorité de régulation de la presse écrite autonome suffit pour assurer un bon fonctionnement du secteur. Une telle autorité est nécessaire, estime ce parti, pour éviter toute interprétation de la loi dans le sens qui la mettrait sous la coupe des pouvoirs publics.

« Cette mesure, a expliqué le RCD, peut constituer le début d’une certaine crédibilité de la presse publique car dans tous les pays du monde c’est elle qui assure la neutralité et l’équilibre de l’information. Quant au reste de la presse, il ne peut être que privé.» Le RCD a également relevé la nécessité de « soustraire les demandes d’agrément de la bureaucratie par la concrétisation du régime déclaratif par le biais d’un simple constat de l’huissier de justice». « Cette mesure, a-t-il précisé, participe aussi de la lutte contre la médiocratie générée par le refus de l’octroi d’agréments aux nouveaux titres non clientélisés.»

Si le RCD affirme que les médias audiovisuels vivent les mêmes difficultés que la presse écrite, il estime que l’urgence pour ce secteur, qui est livré à l' »offshore», réside dans l’application de la loi sur l’audiovisuel. Ainsi, le RCD estime nécessaire de « publier sans délais l’appel à soumission pour délivrer les agréments sur la base du cahier des charges adopté par le gouvernement relatif aux chaînes de télévision». Pour ce parti, « il n’est pas normal que la TDA ait acheté des fréquences sur des satellites étrangers, payées par l’argent public, sans les exploiter pour un retour de l’investissement».

A cela s’ajoute la notion de chaînes « tolérées» que le parti de Mohcine Belabbas qualifie d' »entorse à la loi». Car elle décourage dans les faits les meilleurs investissements dans ce domaine. Le RCD défend dans son programme le principe de la dépénalisation du délit de presse. Il évoque dans ce sillage l’impératif d' »adopter des textes qui assurent la crédibilité de l’information et la protection du journaliste dans l’exercice de ses missions». Lire la suite

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