formats

Les prix toujours inabordables

Publié le 09/08/2016, par dans Non classé.

Les prix des loyers sont toujours excessifs. L’offre n’est pas toujours satisfaisante et les locataires sont parfois arnaqués par les propriétaires et les « smasria» (intermédiaires) qui activent même ces mois d’été.
« J’ai dû faire intervenir des amis de la famille pour me trouver un studio à Tipasa, qui est en réalité une seule chambre-cuisine un peu spacieuse pour 10 000 DA la nuit. Le propriétaire, qui a retapé une immense carcasse, a loué tous les étages. Il a même aménagé ses garages pour recevoir les familles», raconte Salem, cadre d’une entreprise privée et résidant à Ouled Yaïch (Blida).

Après une quinzaine de jours, le jeune trentenaire a eu droit à une énorme surprise : « Le propriétaire n’avait pas payé les factures de consommation. J’étais obligé, avec mon voisin de palier, de payer de ma poche et me faire rembourser à la fin du séjour par notre hôtelier occasionnel.» Les prix des loyers de courte durée, comme les appellent les professionnels, sont « stables» mais restent toujours « inabordables». « Les loyers varient entre 5 et 15 000 DA la journée. Les prix sont restés stables en comparaison avec l’année dernière», estime Menaceri Noureddine, chargé de l’administration à la Fédération nationale des agences immobilières (FNAI) et lui-même agent à Constantine.

A quoi est due cette situation ? A la règle de l’offre et de la demande. Mais aussi à l’impréparation de l’estivant algérien. « Je fais remarquer que l’Algérien prépare ses vacances ‘‘au jour le jour ». Généralement, il préfère préparer son congé la veille. Il y a exceptionnellement des régions où la fidélité à certains clients existe, comme c’est le cas à l’Est, à Jijel, Béjaïa ou Collo», précise M. Menaceri.

Les « smasria» qui activent beaucoup en ces jours de l’année bousculent les agents immobiliers, qui eux préfèrent garder leur barème de 10% de bénéficie. « Il y a une pratique qui s’est mise en place à Jijel, Aïn Témouchent, par exemple, où le semsar loue lui-même un lieu pour les mois de juillet et août et sous-loue le bien en augmentant le bail à presque le double», signale l’agent immobilier.

Location ordinaire, le « creux»

Qu’en est-il de la location ordinaire durant la période estivale ? Il y a, selon certains échos, une « légère» baisse des loyers due aux réticences des clients et à une certaine abondance de l’offre provoquée par les programmes publics livrés ces derniers mois. « La location concerne principalement les étudiants en fin de cursus universitaire et les nouveaux mariés. Il s’avère que ces catégories n’ont pas un budget conséquent pour louer. C’est connu, il y a toujours eu une période creuse au niveau des agences durant les mois de l’été. Mais il y a toujours eu une flambée des loyers. L’offre reste moins importante que la demande quoi qu’on dise.

D’ailleurs, dans certaines situations, les propriétaires revoient à la hausse leur prix quand ils remarquent qu’il y a une forte demande sur leur bien», constate M. Menaceri. Les prix varient actuellement entre 25 et 30 000 DA pour les F3 voire même les F2. « A la nouvelle ville de Constantine, il arrive que l’on trouve des appartements à un prix moindre. Mais la tendance est toujours à la hausse, que ce soit à l’Est, dans des villes comme Sétif, Annaba, Constantine, mais aussi au Centre. J’ai constaté cependant un relative baisse à Blida pour des facteurs qu’il m’est impossible de cerner», poursuit-il.

Le ministère de l’Habitat n’intervient pas sur les loyers

Quelles sont les perspectives du marché locatif pour les prochains mois ? « A ce rythme, les prix ne feront qu’augmenter», tranche Menaceri Noureddine, chargé de l’administration à la Fédération nationale des agences immobilières (FNAI). Des propositions ont été soumises par la FNAI à la tutelle, le ministère de l’Habitat pour maîtriser les prix. Il s’agit de favoriser le crédit immobilier par des banques pour rassurer les propriétaires. « Les gens redoutent l’utilisation du chèque. Ils ne consentent jamais à passer par les banques, pensant éviter la traçabilité. Pourtant, les gens ignorent que la loi n’impose aucune taxe à un propriétaire qui loue un F3 de 80 m2 à usage d’habitation. Au-delà de cette superficie, une taxe de 7% est imposée au propriétaire.

Une taxe de 15% est également exigée de celui qui loue tout bien à usage commercial», précise le membre de la Fnai. La prise en compte du système du « garant» est aussi proposée par la fédération. Avant la signature du bail d’habitation, les propriétaires exigent la caution d’un tiers pour la location d’un logement. Aucun écho à ce jour des responsables de l’Habitat. Lire la suite

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Home Non classé Les prix toujours inabordables
Facebook Twitter Gplus RSS
© Radio Dzair