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Les partis entre inquiétudes et interrogations

Publié le 06/10/2016, par dans Non classé.

Si les partis au pouvoir le qualifient de texte « parfait», ceux de l’opposition pensent qu’il est fait pour fragiliser davantage la situation sociale.
Le projet de loi de finances 2017, approuvé mardi dernier par le Conseil des ministres, ne fait pas du tout l’unanimité. Si les partis au pouvoir le qualifient de texte « parfait», ceux de l’opposition pensent qu’il est fait pour fragiliser davantage la situation sociale. Cet avant-projet confirme, selon Atmane Mazouz du RCD, toute la faillite que feint de cacher le gouvernement aux citoyens depuis de longues années.

« Rien qu’à analyser la baisse brutale du budget d’équipement de 28%, il apparaît nettement que la crise sera lourde de conséquences pour les années à venir», tranche Mazouz. Avis partagé par Soufiane Djilali, leader de Jil Jadid. Pour lui, ce projet de loi de finances 2017 servira uniquement à bricoler le déficit et ne pourra en aucune manière faire face à la crise qui s’annonce difficile et aux problèmes que vit le pays. « L’économie, ce n’est pas un discours.

Ce n’est pas avec quelques mots et en faisant semblant d’enlever les impôts que l’on résoudra les multiples problèmes auxquels notre pays est confronté, mais par des actes au quotidien», déplore Soufiane Djilali qui tient à dénoncer les mensonges du pouvoir, qui au lieu d’engager des réformes urgentes dont a besoin le pays, le Conseil des ministres rassure le peuple quant à la situation qui prévaut dans le pays en s’appuyant sur des chiffres illusoires.

Atmane Mazouz revient sur cette question et estime qu’en l’absence d’un organisme indépendant de statistiques et de données vérifiables, plus personne ne peut croire aux chiffres et aux projections d’un gouvernement qui ne cesse de mentir sur la réalité économique du pays. « Au RCD, nous avons été les premiers à alerter sur la dangereuse situation induite par la gestion catastrophique du pays par les gouvernements successifs et nous avons, il y a de cela une année, dénoncé l’austérité par une forte mobilisation citoyenne lors d’une marche populaire», rappelle le responsable de cette formation.

Des chiffres illusoires

D’après lui, tabler sur 50 dollars le baril de pétrole comme référence dans l’élaboration du budget est un risque inconsidéré et le tarissement de ressources du fait de la chute des cours et l’impossibilité d’alimentation du Fonds de régulation des recettes (FRR), la caisse noire du régime, présagent des années difficiles pour de nombreux citoyens. Le coût sur le plan social sera certainement difficile à supporter par les Algériens avec la nette érosion de leur pouvoir d’achat.

Pour Atmane Mazouz, une chose est sûre : le budget établi par le gouvernement est irréalisable, comme ce fut le cas pour les précédents ! Du côté du Parti des travailleurs (PT), M. Taâzibt a tenu d’abord à critiquer le communiqué du Conseil des ministres qui ne renferme que des généralités. « Cette nouvelle forme de communication est à dénoncer», relève
Taâzibt qui estime qu’il est difficile de se prononcer sur le projet de loi de finances 2017 tant son contenu reste « flou». En l’absence de lisibilité, le représentant du PT pose une série d’interrogations et espère avoir des réponses dans les prochains jours.

Pour le PT, une loi de finances ce sont des chiffres, des taxes, des budgets sectoriels. « Nous ignorons s’il y a des augmentations des taxes, d’impôts, comme nous ignorons ce qu’il en est des impôts non récupérés par l’Etat. Qu’en est-il de la question du recours à l’endettement, de la règle 51/49, du pouvoir d’achat du citoyen ?» s’interroge Taâzibt qui se demande également s’il y aura de la création d’emplois et comment le pouvoir compte-t-il faire pour préserver les emplois existants et surtout mettre fin à l’évasion fiscale.

Un texte flou

A ces nombreuses questions, le parti de Louisa Hanoune attend des réponses concrètes, comme il n’a pas caché ses inquiétudes quant au code de la santé élaboré sans l’implication, selon Taâzibt, des premiers concernés. Pour le RND, ce projet de loi renferme des dispositions revendiquées par le RND et qui permettent d’envisager les difficultés financières futures.

Pour Seddik Chihab, ce projet se veut à la fois réaliste et préventif, car il vise à atténuer l’impact de la crise. « La loi de finances 2017 envisage graduellement de faire face à la crise et de minimiser son impact», note Chihab qui tient à applaudir le maintien de la fonction sociale de l’Etat. « Cette loi de finances préserve un certain nombre de subventions dans le domaine de la santé, du logement, la subvention du lait, du sucre… En outre, nous exhortons l’Etat à faire plus d’efforts en matière de recouvrement pas uniquement des impôts afin de barrer la route au laxisme de certaines personnes», ajoute-t-il.

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