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Les «mouzakine» appelés à s’impliquer

Publié le 18/12/2017, par dans Non classé.

Les fonds collectés cette année ont atteint 140 milliards de centimes. Ce sont les plus élevés depuis la création du Fonds de la Zakat, selon le ministre des Affaires religieuses, Mohamed Aïssa.
Le montant du Fonds de la zakat augmente chaque année. De 11 milliards de centimes en 2003, les fonds collectés ont atteint 140 milliards de centimes en 2017. Le montant est le « plus élevé depuis la création du Fonds», s’est réjoui le ministre des Affaires religieuses, Mohamed Aïssa, lors d’une rencontre d’évaluation de la saison du hadj à Dar El Imam, début octobre à Alger.

M. Aïssa a affirmé que les donateurs « ont désormais davantage confiance en le Fonds de la zakat». Le ministre a en effet été interpellé par un député de l’APN après des soupçons de « détournements» de la part des gestionnaires. « Des dispositions ont été prises pour promouvoir les actions du Fonds de la zakat et le préserver de toute manipulation visant à entamer la confiance tant des citoyens qui s’acquittent de cette obligation que de celle des bénéficiaires», a rassuré M. Aïssa. Où verser les dons ?

Qui se charge de la collecte et de la gestion des fonds ? Qui en sont les bénéficiaires ? Les bienfaiteurs ont la possibilité de verser directement les fonds dans un seul compte postal par wilaya ou s’adresser directement aux mosquées. « La caisse entreposée dans une mosquée est fermée à l’aide de deux cadenas. L’imam et la commission de la mosquée possèdent chacun une clef. L’opération d’ouverture de la caisse est immuable : l’imam et un membre de la commission ouvrent chacun un cadenas.

Il est procédé, chaque fin de semaine, à l’estimation de ces fonds. La somme est mentionnée dans un procès-verbal dûment signé par les deux parties. La somme collectée est ensuite reversée dans le seul et unique compte de la wilaya. Une copie du PV est adressée à la commission de la wilaya dont je suis l’ordonnateur», détaille le directeur des affaires religieuses et du wakf de la wilaya d’Alger, Zoheir Boudraâ.

A quand une fondation ?

Les fonds collectés sont distribués sous forme de crédit bonifié (qardh hassen) ou d’aides aux familles recensées par des associations locales des 15 000 mosquées du pays. Nouveauté pour la wilaya d’Alger : les 3000 familles nécessiteuses dont les listes ont été établies localement sous le contrôle de la direction du wakf reçoivent depuis le début de l’année bimensuellement les dons sur leur compte CCP.

« C’est une nouvelle et très bonne expérience lancée cette année à Alger. L’argent est versé tous les deux mois aux familles dans le besoin. Elles reçoivent jusqu’à 5000 DA», se réjouit M. Boudraâ. Le directeur affirme que les opérations se déroulent dans la transparence la plus totale. « Il y a de la clarté dans les opérations de collecte et de distribution des fonds.

D’ailleurs, nous appelons les généreux bienfaiteurs à se rapprocher de nous. Nous leur disons qu’ils peuvent faire partie des commissions locales et de la wilaya. Ils peuvent observer le déroulement des opérations, la traçabilité des fonds…», poursuit le directeur qui affirme veiller à l’anonymat des donateurs et des bénéficiaires pour « ne pas mettre les gens dans la gêne».

A terme, le ministère a annoncé la mise en place d’une fondation dont l’installation interviendra après la promulgation d’un décret régissant les activités des associations à caractère religieux. Annoncée par l’ancien ministre Bouabdellah Ghlamallah, qui a installé provisoirement son bureau, la fondation devrait permettre d’institutionnaliser la zakat et la mise en conformité du Fonds avec la loi 12-06 sur les associations.

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