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Les inquiétudes des ONG

Publié le 20/02/2018, par dans Non classé.

L’Etat algérien n’a pas caché, à travers plusieurs déclarations et en diverses occasions, qu’il ne voulait pas de migrants clandestins sur son sol.
Une nouvelle vague de rapatriements des migrants subsahariens semble entamée. La preuve : les endroits de regroupement de ces derniers près des chantiers, notamment des ouvriers, ne sont plus aussi peuplés que les dernières semaines. En confirmation à ce petit constat, la Plateforme migration Algérie (PMA), constituée de 21 associations internationales et algériennes, n’a pas caché son inquiétude quant cette nouvelle vague d’expulsions.

Dans un communiqué, rapporté par l’AFP, cette plateforme a dénoncé la nouvelle vague d’interpellations, qui a débuté le 10 du mois en cours, obligeant ces migrants à se cacher, nuisant ainsi à leur santé et à leurs conditions de vie de manière générale, vu qu’ils ne peuvent pas sortir dans la rue sans crainte. L’autre point de contestation est, selon ces associations, l’absence de distinction des nationalités, ce qui risque de causer des déchirures dans des familles de Subsahariens.

Selon le même communiqué, une centaine de migrants, essentiellement des enfants et des femmes, dont certaines sont enceintes, ont fait l’objet d’arrestation le 10 février dernier. Ils ont été maintenus dans un camp pour réfugiés avant leur transfert à Tamanrasset, lieu de leur départ vers leur pays d’origine. Ils auraient quitté le sol algérien mercredi dernier.

Ces ONG ont estimé le nombre de migrants subsahariens résidant en Algérie de manière illégale à près de 100 000 personnes. Selon un rapport d’Amnesty International, ils ont été près de 2000 migrants à être expulsés durant les mois de septembre et octobre de l’année dernière. Cette organisation aurait même dénoncé une discrimination ethnique et des expulsions illégales.

Mais qu’en est-il vraiment ? Impossible de confirmer quoi que ce soit, étant donné que l’Etat préfère opérer ce type d’opération dans le silence. Il en est de même pour le Croissant- Rouge qui a adopté dernièrement une politique de mutisme. D’ailleurs, nos tentatives de joindre la présidente du Croissant-Rouge algérien ont été vaines.

La toute dernière déclaration officielle date du mois de décembre dernier, quand le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui, avait annoncé le chiffre de 10 000 migrants subsahariens expulsés du territoire algérien. Un chiffre global donné sans aucune précision de date ou de périodes pour ces expulsions.

D’ailleurs, un terme que le ministre n’a pas voulu utiliser mais plutôt l’expression de « reconduction aux frontières». Il avait expliqué à l’époque que cette opération s’est faite dans le cadre d’une série de mesures lancées en coordination avec les pays d’origine de ces migrants, notamment le Mali et le Niger, afin de juguler les flux de migration vers le sol algérien et lutter contre l’immigration irrégulière et les réseaux de la traite des personnes. Pareilles opérations ne sont plus une surprise.

L’Etat algérien n’a pas caché, à travers plusieurs déclarations, parfois choquantes, et en diverses occasions, qu’il ne voulait pas de migrants clandestins sur son sol. Ces dispositions vont-elles freiner le flux de migrants ? La situation sécuritaire dans les pays du Sahel et ses impacts sur les conditions de vie ne favorisent pas une réponse positive à cette question. Lire la suite

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