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Les indicateurs chiffrés d’El Ghazi 

Publié le 20/11/2016, par dans Non classé.

En dépit des progrès importants accomplis dans le cadre de la promotion de l’emploi et de la lutte contre le chômage, les défis demeurent encore nombreux, notamment pour assurer des emplois de qualité conformes aux attentes des demandeurs.
Tel est le constat fait hier par Mohamed El Ghazi, ministre de l’Emploi, du Travail et de la Sécurité sociale, à l’occasion de la rencontre nationale des directeurs de l’emploi de wilaya. Ce rendez-vous intervient dans un contexte particulier où les pouvoirs publics se sont engagés dans la mise en place d’un nouveau modèle de croissance qui vise à faire face aux défis induits par la diminution des ressources de la nation et construire une économie diversifiée libérée de la dépendance vis-à-vis des hydrocarbures. Le discours du ministre est éminemment politique.

Le nouveau modèle de croissance ne semble pas être un choix de circonstance, un compromis ou une négociation. C’est une décision stratégique. Pour convaincre que le gouvernement est sur la bonne voie, il cite une enquête de l’ONS sur le chômage (avril 2016) qui fait état d' »une création nette d’emplois appréciables entre septembre 2015 et avril 2016, puisque l’évolution de la population occupée dégage un solde positif de 301 000 emplois correspondants à un accroissement de 2% de la population occupée». Ceci s’est traduit aussi par la réduction du nombre de chômeurs, à savoir 139 000 par rapport à septembre 2015, et une réduction du taux de chômage global qui passe de 11,2% à 9,9%, soit une baisse de 1,3%.

Parmi les autres indicateurs figurent la progression de 18% de l’emploi salarié (permanent et temporaire) de 2010 à 2016 et sa part dans l’emploi global est passée de 66% à 70%. A citer également le taux de chômage des jeunes qui est passé de 29,9% à 24,7%.
Pour le ministre, « c’est une illustration de l’impact des dispositifs en direction des jeunes, notamment les dispositifs Ansej et CNAC». 398 438 placements ont été réalisés durant les dix premiers mois de 2016, dont 77% dans le cadre de l’intermédiation classique, 7% dans le cadre du contrat de travail aidé (CTA), 2% par les agences privées et 14 % dans le cadre du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle (DAIP). 94% des insertions du DAIP ont été réalisées dans le secteur économique.

Au cours de cette rencontre, le ministre a exhorté les directeurs de l’emploi des wilayas à une évaluation réelle des actions entreprises : « Je souhaite qu’il y est de la franchise dans vos interventions, il ne faut pas voiler la réalité, éviter les chiffres qui parfois ne signifient rien. Vous vivez les problèmes d’un territoire, c’est à vous de nous donner le pouls de la situation de l’emploi en Algérie à travers votre évaluation quotidienne dans ce que vous entretenez comme relations avec des secteurs créateurs d’emplois, notamment l’industrie, l’agriculture, le tourisme et les services (tout ce qui est activité hors hydrocarbures) pour nous permettre de continuer à répondre à la demande et aux attentes des jeunes.»

L’autre aspect abordé : les lenteurs bureaucratiques qui sont constatées pour la délivrance de documents permettant à la main-d’œuvre étrangère d’obtenir un permis de travail. « Je demande de dépoussiérer ce dossier au niveau de vos directions et de répondre à ces sollicitations en fonction de ce que prévoit la réglementation dans les délais les plus rapprochés. Vous serez associés à toutes les consultations en matière de dossiers importants pour un décollage économique certain», insiste le ministre. Il a demandé à l’Inspection générale du travail d’être plus présente sur le terrain pour pouvoir « constater l’état de respect de la réglementation en matière de législation du travail». Le ministre a réclamé davantage d’implication pour donner une impulsion nette à l’économie et sortir « avec le moins de difficultés possibles de la crise».

Le message qu’a tenté de faire passer le ministre est le suivant : il faut crédibiliser les actions de l’Etat en faveur de l’emploi. Il avoue qu’il y a des secteurs déficitaires en main-d’œuvre comme l’agriculture et les BTP et pour remédier à cette situation, une piste de travail est suggérée : se rapprocher du ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels pour « l’ouverture de nouvelles sections de formation».
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