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Les étudiants en pharmacie reviennent à la charge

Publié le 07/03/2017, par dans Non classé.

Une dizaine d’étudiants en pharmacie se sont rassemblés hier devant le CHU Mustapha Pacha (Alger). Un dispositif sécuritaire a aussitôt été déployé pour les contenir et les empêcher de se rassembler sur une des placettes du carrefour du 1er Mai. « La tutelle (ministère de la Santé) ne nous propose rien.
La dernière réunion n’a abouti à rien. Le communiqué (sanctionnant la rencontre) ne peut pas remplacer une vraie décision. Les grévistes réclament un arrêté en bonne et due forme. Sans cette décision claire, notre grève se poursuivra», lâche un étudiant poussé par les policiers à l’entrée du CHU, où ses camarades tenaient à bout de bras des affiches : « Sos… pharmaciens en détresse.» La dernière action de protestation organisée au même endroit a été violemment réprimée, faisant réagir après le ministre de l’Intérieur, qui a annoncé des « sanctions administratives» à l’encontre de l’agent qui a giflé un jeune étudiant. Hier, les policiers n’ont pas fait usage de la matraque.

En grève depuis novembre dernier, les étudiants en pharmacie et leurs camarades de chirurgie dentaire réclament une prise en charge de leurs revendications, liées principalement à la qualité de la formation (contenu des programmes, spécialisation, recrutement, échelon, etc.). A l’issue d’une audience accordée, le 25 février dernier par le ministre de la Santé, aux délégués des grévistes, le ministère a rendu public un communiqué précisant les décisions prises.

« Des réponses claires et précises ont été apportées aux questions et interrogations des étudiants concernant les différents aspects de leurs revendications, dont certaines sont déjà prises en charge», a indiqué le communiqué envoyé aux rédactions. Des délégués ont exprimé leur « déception» que le ministère s’adresse aux grévistes par un communiqué qui ne porte même pas le paraphe du ministère et donc sans aucune valeur juridique.

« En 2011, un PV avait été signé pour la prise en charge des revendications formulées en ce temps-là, mais aucune mesure concrète n’a été prise. Aujourd’hui, des arrêtés clairs doivent être établis pour montrer l’engagement sincère de la tutelle», affirme à El Watan un délégué des étudiants du département d’Alger reçu avec ses camarades de Constantine, Tizi Ouzou et Blida. La reprise des cours a été décidée partiellement dans une partie des 10 départements de pharmacie du pays, à l’instar de ceux de Tlemcen, Oran et Sidi Bel Abbès.
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