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Les entreprises affichent leurs inquiétudes

Publié le 24/12/2015, par dans Non classé.

Dévaluation du dinar, nouvelles taxes, hausse des prix des produits énergétiques… Les entreprises algériennes s’inquiètent de ces nouvelles contraintes qui portent un coup dur à leur outil de travail et menacent leur pérennité.
C’est le cas notamment de la marque Ifruit du groupe Ifri, implantée dans la wilaya de Béjaïa. « La loi de finances prévoit une taxe pour la filière des boissons. Nous sommes touchés, à l’instar de l’ensemble des acteurs de la filière», se plaint Djaffar Sadou, chef du département marketing de cette entreprise, rencontré hier à la Foire de la production nationale qui se déroule à la Safex d’Alger.

L’Association des producteurs algériens de boissons à laquelle adhère son entreprise a engagé des pourparlers avec les pouvoirs publics dans l’espoir d’exclure la catégorie des eaux de fabrication de boissons de l’article 51 qui prévoit une double imposition. Malgré la dépréciation du dinar, l’entreprise, l’une des plus florissantes du pays, a maintenu contre vents et marées ses prix inchangés en 2015, selon lui. Mais ce qui taraude davantage ce responsable, c’est l’augmentation en 2016 des prix des produits énergétiques. « Nous sommes les seuls à couvrir les 48 wilayas grâce à notre réseau de distribution constitué d’une grande flotte. Dans ces conditions, l’augmentation du prix du gasoil sera préjudiciable pour l’entreprise», explique notre interlocuteur.

Par conséquence, la société, à l’instar des opérateurs économiques de la filière boisson, l’une des filières les plus dynamiques du pays, n’a pas d’autre choix que d’augmenter les prix de ses produits. Djaffar Sadou trouve surtout « contradictoire» le discours officiel appelant à la promotion la production nationale, alors que des entreprises du secteur privé font face à de nombreuses difficultés. « On devrait normalement aider les entreprises qui créent de la richesse et de l’emploi», commente-t-il. Même inquiétudes exprimées par M. Dabli, responsable commercial de la laiterie Soummam, leader dans la production des laitages et des yaourts en Algérie. La société, note-t-il, évolue dans un climat contraignant en citant notamment la dévaluation de la monnaie nationale.

« La dévaluation du dinar a affecté l’ensemble des entreprises. C’est quelque chose de contraignant. On peut contrôler les facteurs internes à l’entreprise, mais nous n’avons pas une marge de manœuvre face à des facteurs exogènes», dira notre vis-à-vis. Ajoutez à cela la hausse des prix de l’électricité et de l’essence, prévue dans le cadre de la loi de finances 2016.

Pour amortir ces nouvelles hausses sur le coût de revient, les entreprises seront obligées de les répercuter au final sur les prix des produits, ajoute-il, précisant que l’activité des entreprises sera en berne en raison de la baisse de la consommation des ménages.
Pour Azzedine Harbi, directeur commercial de la filiale Brandt-Algérie du groupe algérien Cevital, la dévaluation du dinar n’a épargné aucune entreprise.

Cette contrainte supplémentaire, couplée à la détérioration du pouvoir d’achat des consommateurs, pousse déjà la société, spécialisée dans l’électroménager, à s’adapter en mettant l’accent sur une nouvelle stratégie de marketing, orientée principalement sur la qualité des produits et le service après-vente. Lire la suite

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