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Les enseignants universitaires expriment leur colère

Publié le 16/12/2015, par dans Non classé.

Les délégués régionaux du Conseil national des enseignants du supérieur (CNES) ont tenu, hier, un rassemblement devant le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour dénoncer leur situation précaire, accentuée par la détérioration de leur pouvoir d’achat et le retard pris dans l’attribution des logements de fonction.
Les syndicalistes ont brandi des affiches dénonçant également la poursuite judiciaire de trois délégués du CNES de Naâma, El Tarf et Saïda. « C’est inacceptable que des syndicalistes continuent d’être inquiétés pour avoir pris part à des activités syndicales», dénoncent les protestataires qui font part aussi de la non-reconnaissance de plusieurs sections par les responsables universitaires locaux.

Les syndicalistes ont par ailleurs expliqué les difficultés vécues au quotidien générées par l’absence de visibilité pour le secteur réduit à la gestion des flux. « Il ne suffit pas de construire des universités dans chaque coin perdu, il faut suivre ces structures et doter les enseignants de formation», expliquent les syndicalistes qui tirent la sonnette d’alarme sur la situation des enseignants livrés à eux-mêmes. Dans ce sens, les enseignants espèrent une réhabilitation de leur parcours pédagogique. « Un enseignant peut finir sa carrière dans l’indifférence totale, sans qu’il ne bénéficie de la moindre promotion.

Celle-ci se fait sur la base des rapports entretenus avec les responsables», dénoncent les protestataires qui appellent ainsi à la révision des dispositions fixant les modalités de promotion et évolution du plan de carrière des universitaires. Plusieurs dysfonctionnements nécessitent également la révision du statut particulier des enseignants universitaires pour une vraie solution et une meilleure visibilité dans le secteur, insistent les syndicalistes.

Sur le plan de la gestion de l’université, le CNES réclame la révision des modalités de désignation des recteurs et autres hauts responsables des structures appelant plutôt à leur élection. Une délégation du CNES devait être reçue hier au ministère, avant que les services du département de M. Hadjar n’invitent les syndicalistes « à attendre encore plus».

La délégation du CNES a ainsi quitté le ministère sans être reçue par un responsable. Les représentants de ce syndicat, qui demandent également des comptes sur le programme de 10 000 logements lancé au profit des enseignants, dont 13% ont été réalisés, espèrent être considérés comme un vis-à-vis à part entière dans le débat sur l’université. Le CNES maintient son appel à une grève de trois jours les 5, 6 et 7 janvier prochain. Lire la suite

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