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Les enseignants contestent, la tutelle rassure

Publié le 19/09/2016, par dans Non classé.

Les enseignants du département d’histoire de l’université d’Alger contestent le nouveau programme de la licence.
Dans une déclaration rendue publique, des enseignants de la faculté de Bouzaréah (Alger), formés en collectif, se sont déclarés « profondément choqués» par la décision prise fin juin de mettre en place le nouveau programme de licence sans concertation préalable. Un comité d’évaluation du programme, formé d’universitaires de la filière, a adressé un rapport au ministère de l’Enseignement supérieur, à la Commission pédagogique nationale, ainsi qu’à un grand nombre d’enseignants, pour exiger le retrait du programme, l’ouverture d’un débat avec les spécialistes et l’établissement d’un contenu cohérent.

Rappelant les exigences consignées dans le décret exécutif n°08-265 du 10 août 2008 portant régime des études en vue de l’obtention des diplômes de licence, de mastère et de doctorat, le comité d’évaluation a signalé l’existence de « déséquilibres et incohérences manifestes» dans le programme décidé par arrêté du ministère de l’Enseignement supérieur.

Les universitaires ont ainsi constaté la disparition de l’enseignement relatif à la « Préhistoire de l’Afrique du Nord», une réduction des enseignements relatifs à toute l’histoire ancienne à une unité d’enseignement fondamental (UEF) seulement et la disparition des enseignements en histoire médiévale relatifs, entre autres, à « l’évolution des mouvements doctrinaires dans le monde musulman» et aux « relations entre l’Orient et l’Occident durant le Moyen-Age». Selon les enseignants, les suppressions et réductions de matières ont pour effet global d’introduire « un très grave déséquilibre» dans la distribution des enseignements entre les grandes périodes historiques.

Le collectif a constaté également une sous-évaluation de l’importance de certains enseignements en histoire moderne et contemporaine, une inflation des unités d’enseignement de découverte, à tel point qu’elles constituent à elles seules la moitié du nouveau programme de licence, une multiplication — infondée épistémologiquement — des UEF de méthodologie ou encore des incohérences dans la répartition des enseignements entre les semestres. Les membres du comité d’évaluation « souhaitent qu’il soit mis fin à cette méthode ainsi qu’aux résultats qui en ont découlé par le passé, et ce, dans l’intérêt général».

Le ministère de l’Enseignement supérieur rassure les professeurs d’histoire. « Le programme n’a pas été établi par le ministère mais par la Commission nationale des programmes. Nous établissons notre arrêté à partir de ce travail. Il y a éventuellement des remarques pertinentes ou des oublis dans le contenu des programmes», reconnaît Noureddine Ghouali, directeur des enseignements et des formations universitaires au ministère de l’Enseignement supérieur.

M. Ghouali annonce une rencontre avec les protestataires pour arriver à un accord : « Une rencontre sera organisée d’ici quelques temps avec les enseignants et le président de la Commission du domaine en question (histoire, ndlr). J’ai pris aussi attache avec le recteur de l’université de Bouzaréah. La rencontre que nous devrons organiser permettra de trouver un consensus.»

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