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Les documentaires sur les genres musicaux visent à conserver la richesse du patrimoine algérien

Publié le 17/01/2018, par dans Non classé.
Les documentaires sur les genres musicaux visent à conserver la richesse du patrimoine algérien

CONSTANTINE – La réalisation de documentaires sur les divers genres musicaux algériens a pour objectif premier de « conserver » par le son et l’image la diversité et la richesse du patrimoine algérien, a soutenu à Constantine le réalisateur Ali Aïssaoui.

Pareilles œuvres contribuent également à mettre exergue l’importance du patrimoine matériel et immatériel de l’Algérie aussi varié que le sont son climat, ses reliefs et ses cultures ‘‘au point de ressembler à un continent réuni en un seul pays », a assuré ce réalisateur qui a été mardi le hôte du premier café culturel constantinois, ‘’M’jaz » organisé au palais de la culture Mohamed Laïd Al Khalifa en présence de nombreux artistes et hommes de lettres.

Elles constitueront aussi une ‘‘référence » à la portée des universitaires, chercheurs et musicologues, a souligné Aïssaoui qui a indiqué vouloir réaliser des documentaires sur certains genres musicaux à l’instar du chaabi et allaoui.

L’assistance a suivi à l’occasion le documentaire Alouane biladi (couleurs de mon pays), signée par Aïssaoui et consacré à la chanson chaouie et ses grands représentants dans le cadre de la célébration du nouvel an amazigh.

Le film propose un survol de la région des Aurès de Batna à Khenchela en passant par Oum El Bouaghi à travers des avis d’artistes et de chercheurs.

De son côté, l’artiste et chercheur Salim Souhali a relevé que la chanson populaire chaouie se distingue des musiques orientale et occidentale et repose sur trois notes essentielles seulement du genre Izoulène qui repose sur des paroles courts et des danses avec les pieds.

Le chercheur Sami El Abed a proposé de faire la distinction entre chanson chaouie et chanson auréssienne puisque la première interprète des paroles exclusivement chaouies tandis que la seconde recourt à des poèmes dans les deux langues chaouie et arabe sur des mélodies spécifiquement chaouies.

Il a cité à ce propos les chansons du ténor Aïssa El Djermouni qui fut le porte étendard de la chanson auréssienne.

Il a relevé l’impact du relief et de la géographie auréssienne sur les timbres des voix des chanteurs auréssiens en relevant que les timbres sont ‘‘élevés et chauds » à l’Est des Aurès du côté de Batna, Merouana et N’gaous et ‘‘graves et rudes » à l’Ouest de la région.

Des chanteurs auréssiens dont Massinissa, Bouzaher, Kalthoum et la troupe Rehaba ont participé à la rencontre aux côtés de plusieurs autres présents par leurs anciens clips des archives de la télévision nationale dont Djamel Sabir, Farid Houamed, Hassan Dadi et Katchou.

L’initiative de ce ‘‘café culturel » bimensuel se veut un enrichissement à la scène culturelle dans la cité du Vieux rocher et un espace de rencontre pour les artistes et intellectuels, a souligné le directeur de wilaya de la culture Zitouni Aribi dans son allocution d’ouverture.

Des récitals poétiques ont été donnés à l’occasion par les membres de ‘‘la cellule littéraire » de ce café en l’occurrence Takieddine Mosaab Benamar, Amina Hazmoun, Rokia Laouir, Riadh Bouhdjila et Chaouli Righi.

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