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Les chiffres «rassurants» de la DGSN

Publié le 14/12/2016, par dans Non classé.

Même si les services de police ont constaté « une nette régression» du nombre des agressions en milieu scolaire, un appel est lancé par cette institution pour l’implication de toute la société pour limiter les risques qui guettent les enfants.
Lors de son passage au forum du quotidien El Mihwar, Mohamed Sedahi, représentant de la cellule de communication de la Direction générale de la Sûreté nationale, prévient contre la mauvaise utilisation des nouvelles technologies de la communication qui conduit des enfants vers des situations souvent risquées.

Selon les chiffres communiqués hier par le représentant de la Dgsn, « 25 cas de violence ont été relevés durant le mois de septembre dans l’enceinte des écoles sur les 36 englobant tout le périmètre de proximité avec les établissements scolaires». Durant le mois d’octobre dernier, 32 cas de violence ont été enregistrés dans les écoles, alors que les mêmes services font état de 40 cas relevant du milieu proche des établissements.

L’officier de la Dgsn entend par cas de violence tout acte d’agression ou d’atteinte à l’intégrité physique ou morale d’un des membres de la communauté scolaire, ou de prise de commercialisation de drogue ou tout autre substance interdite à l’école. Conformément à la convention signée avec le ministère de l’Education nationale, des effectifs de la police font des rondes régulières et des fonctionnaires sont postés quotidiennement devant les écoles en vue d’une meilleure sécurisation des établissements.

Mohammed Ferdjani, psychologue, déplore par la même occasion l’absence de cellule d’écoute psychologique au niveau du cycle primaire, alors que le rôle de celles installées dans le moyen et le secondaire se limitent à l’orientation. Or, un enfant, aussi jeune soit-il, doit être écouté car, seul un psychologue peut cerner des situations que l’enfant ne peut pas exprimer à ses proches, affirme le conférencier. Pour le même praticien, la mauvaise communication suite à des ruptures entre les membres d’une famille entraîne des conséquences « destructrices sur le développement social soumis ainsi à l’isolement de membres de sa famille.

L’enfant soumis à cette contrainte risque de développer des comportement qui révèlent des dysfonctionnements dans sa personnalité, de l’agressivité voiture des tendances suicidaires». M. Ferdjani estime que l’évolution de la famille algérienne de son statut traditionnel, ouverte, à une cellule restreinte et « plus égoïste», s’est fait de manière brusque, « le besoin en communication se trouve ainsi rompu et la petite famille omet les besoins des plus petits à des repères familiaux.

Ses besoins en communication et en affection via de canaux alternatifs ne sont pas comblés ce qui multiplie les tendances agressives et autres troubles pouvant nuire au développement social et psychologique de l’enfant». Le psychologue estime que les campagnes de relogement qui ont été faites sans respect de l’environnement social des familles ont entraîné l’émergence d’actes de violence extrême, à l’instar des guerres de gangs à l’arme blanche et autres formes de criminalité urbaine.

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