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Les chauffeurs de « In Salah Gas » se plaignent de l’avanie professionnelle

Publié le 17/09/2017, par dans Non classé.

 » Si un algérien ne peut pas travailler dans la dignité et le respect de ses droits dans son propre pays, où peut-il aller ? Que peut-il faire ? Nous ne sommes pas du matériel et des équipements mais des êtres humains… »
Se disant victimes d’  » une avanie (Hogra) professionnelle inacceptable et incompréhensible » de la part de leur employeur, d’un déni de justice et d’équité et cela, précisent-ils,  » en contradiction avec le code du travail national », quelque 120 chauffeurs d’autobus, de poids-lourds et de véhicules légers recrutés par  » In Salah Gaz », filiale de la Sonatrach fondée avec British Petrolium et Statoil, ayant des bases d’extraction de pétrole et de gaz dans plusieurs wilaya du sud du pays, observent depuis 45 jours deux rassemblements quotidiens, avant et après les heures de travail, afin d’interpeller les dirigeants de l’entreprise citée et les autorités locales sur leurs  » déplorables » conditions socioprofessionnelles et de s’insurger contre les promesses non-tenues de les intégrer et titulariser définitivement à leurs postes de travail.

 » Depuis le 28 mai 2011, nous attendons notre intégration. Selon les décisions notifiées par écrits et les promesses des responsables administratifs de  » In Salah Gas », cette opération devait se faire en 3 étapes pour régulariser la situation professionnelle des ingénieurs et agents d’exploitation, ceux de la maintenance et de la sécurité dans un second temps et enfin celle des chauffeurs et agents de gardiennage. Les 2 premières catégories de travailleurs ainsi que les gardiens ont effectivement été régularisées tandis que nous, nous restons en proie aux licenciements du fait que nos postes d’emplois sont précaires et que nous ne pouvons bénéficier d’aucune protection sociale ni des aides et des services des œuvres sociales. », a expliqué Saïd Djebrit, porte-parole de ses contestataires pacifiques arborant une pile de documents attestant ses dires.  » Si un algérien ne peut pas travailler dans la dignité et le respect de ses droits dans son propre pays, où peut-il aller ? Que peut-il faire ? Nous ne sommes pas du matériel et des équipements mais des êtres humains ayant des familles à nourrir sans omettre que nous travaillons dans des conditions climatiques et de vie ardues et pénibles. Nous voulons juste être intégrés à nos postes de travail en application des textes de lois et de la convention sectorielle dument avalisée par les dirigeants de l’entreprise. », a ajouté Moussa Bitour qui travaille sur le site de Khechida dans la wilaya de Ghardaïa.

A noter que ces travailleurs outrés par la sourde-oreille dont font preuve les responsables administratifs de In Salah Gas se promettent de poursuivre leurs mouvements de protestation jusqu’à la satisfaction de leurs revendications. Éparpillés sur les sites d’extraction de gaz et de pétrole de Tag, HassiMounen, Rag et d’autres à Ghardaïa, In Salah et Tamanrasset, ces chauffeurs demandent une intégration qui leur ouvrirait le droit de bénéficier des primes collectifs et individuels ainsi que des aides pécuniaires pour les mariages, les circoncisions, les nouveau-nés, pour la Omra et le pèlerinage et la majoration des assurances-auto au même titre que tous les autres employés de la Sonatrach, expliquent-ils. Lire la suite

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