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Les candidats découvrent les attraits de la Toile

Publié le 09/11/2017, par dans Non classé.

La campagne électorale pour les élections locales du 23 novembre prochain se déroule très timidement sur la Toile.
Même conscients de l’apport des nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC) en matière de communication politique et de mobilisation des foules, les partis et les candidats engagés dans cette course aux APC et aux APW ne les exploitent que très peu. Alors que la deuxième semaine de la campagne électorale tire à sa fin, la présence des candidats sur le net (réseaux sociaux, sites web, plateformes interactives, Youtube…) est très minime.

Rares sont, en effet, les partis ou les candidats qui tentent de fournir des efforts dans ce domaine. Et pour ceux-là aussi, l’utilisation des TIC est très limitée. Les partis qui disposent de leurs propres sites Internet – une dizaine seulement sur une soixantaine de formation agréées – se contentent, en effet, de poster quelques comptes rendus sur les meetings animés par les présidents ou les secrétaires généraux. Mais il n’y a point de communication sur les programmes, les listes et les candidats. Dans ce domaine, seul le RCD a tenté, via son site d’information Ameslay, de faire connaître ses candidats têtes de liste, notamment pour les Assemblées de wilaya. Ce parti bénéficie aussi de l’activisme de ses députés sur les réseaux sociaux qui communiquent au quotidien sur les différentes activités en lien avec la campagne. Le FFS, le PT et le Front El Moustakbal essayent aussi de fournir des efforts en vue de compenser leur déficit en communication politique numérique grâce à Facebook.

La recherche de « Like»

Mais pour les spécialistes, l’utilisation des TIC en politique reste très insuffisante. Et pour cause, les partis et leurs candidats manquent de stratégie communicationnelle ou de stratégie digitale. Selon les experts en communication, la définition d’une telle stratégie doit être précédée par la mise en place d’une méthode et la préparation d’un budget suffisant. « Avoir des outils, c’est bien, mais il faut anticiper pour savoir si le budget correspondra !», disent ces spécialistes. La stratégie digitale, ajoute-t-il, doit également être envisagée sur le long terme dans une optique de mobilisation. Les partis politiques algériens ont-ils investit dans ce sens ? Ont-ils élaboré leurs propres stratégies numériques électorales ? On ne le constate pas en tout cas.

De plus, l’utilisation de l’Internet et des réseaux sociaux se limite beaucoup plus à la récolte des « Like» qu’à inciter les militants à l’action pour qu’ils deviennent une force de frappe de la campagne. C’est ce qui se fait, notamment, dans les pays où l’expérience en matière de campagne digitale est très développée. Nos responsables politiques et leurs candidats sont encore à la traîne, puisqu’ils accordent plus d’importance aux méthodes classiques de la communication politique au détriment des nouvelles technologies.
Pourtant, l’expérience leur a prouvé que le poids de l’Internet est très important en ce genre d’occasion. Lors des législatives du mois de mai dernier, deux à trois enregistrements, diffusés sur Youtube et repris massivement sur les réseaux sociaux, ont pesé sur le comportement des électeurs qui ne se sont pas rendus massivement aux urnes.

Des contre-campagnes sur les réseaux sociaux

Pour cette élection, ce sont les affiches des candidats qui font l’objet de détournement et de dénigrement sur Facebook, notamment. Les tenues des candidats et des candidates, les slogans adoptés, ainsi que les positions prises sur les photos sont pris pour cible par les internautes. C’est le cas de ces candidats d’une liste du Front El Moustakbal, baptisée  » Soqur El Moustakbal (les aigles de l’avenir) qui a suscité des commentaires en tout genre. Même chose pour une candidate de l’ANR à Msila, dont l’habit traditionnel a été également largement commenté. L’absence des photos des candidates sur des listes de candidature de plusieurs partis a suscité aussi l’intérêt des internautes qui mettent en cause les responsables de ces formations qui ont accepté ce genre de pratique. Lire la suite

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