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Les avocats dénoncent «une mort programmée»

Publié le 10/07/2016, par dans Non classé.

Une mort programmée», « un châtiment», « une justice instrumentalisée»…
Les avocats du général à la retraite Hocine Benhadid, en détention depuis dix mois sans jugement, sont dépités. Impuissants devant le « déni de justice» dont fait l’objet leur client qui se trouve désormais en danger en raison d’une grave maladie, les trois avocats — Khaled Bourayou, Mustapha Bouchachi et Bachir Mechri —interpellent l’opinion publique. Intervenant lors d’une énième conférence de presse animée hier à Alger, ils se montrent très inquiets. Raison : l’état de santé du général, atteint d’un cancer de la prostate diagnostiqué tout récemment. « Le général à la retraite, Hocine Benhadid, est victime d’une machination.

Il risque de mourir dans sa cellule», lancent-ils. Ayant tenté, en vain, d’obtenir la liberté provisoire pour son client, le collectif de défense met en garde contre « un projet de mort programmée qui vise Hocine Benhadid». « Le général Benhadid est atteint d’une maladie grave et le juge le sait», déclare Me Bourayou. Et Me Mechri de préciser : « Il est atteint d’un cancer de la prostate qu’il a chopé en prison. Lors d’un premier examen effectué à l’hôpital Mustapha, les médecins n’avaient détecté qu’une hernie discale.

Au deuxième contrôle effectué à l’hôpital Lamine Debaghine (ex-Maillot) les médecins ont découvert un cancer de la prostate. C’est une maladie qu’il a chopée en prison.» Selon lui, « M. Benhadid fait l’objet d’un projet de mort programmée». « Comment se fait-il qu’aucune disposition n’ait été prise durant les dix mois de détention», s’interroge-t-il, en évoquant « un homicide volontaire avec préméditation».

« Plainte contre le ministre de la justice»

Dans la foulée, Bachir Mechri menace de porter plainte contre le ministre de la Justice et les responsables de l’instruction de cette affaire : « S’il lui arrive quelque chose, on poursuivra le ministre de la Justice, parce qu’il est le premier responsable.»

Regrettant une exacerbation des atteintes à la loi et aux libertés, Me Bouchachi estime que « le général Benhadid est en prison non pas pour les besoins de l’instruction, mais pour le punir avec anticipation». « Savent-ils, les tenants du pouvoir, qu’ils menacent même les fondements de l’Etat ? L’Algérie est devenue moins sûre. C’est un sentiment que je n’avais pas ressenti pas le passé. La justice est instrumentalisée pour servir un agenda du régime et de certains individus au sein de ce régime», dénonce-t-il.

L’avocat déplore le sort réservé à Hocine Benhadid qui « n’a été entendu par le juge que pendant 1heure 30 en 10 mois de détention». « Nous avons introduit une demande de liberté provisoire avant la fin du mois du Ramadhan. Notre espoir de voir le général passer l’Aïd avec sa famille s’est évaporé. Le juge en a décidé autrement. C’est regrettable ! Au-delà de la loi, le juge devait au moins pendre en considération le côté humain», ajoute-t-il.

Estimant que Hocine Benhadid est désormais « en danger», Me Bourayou plaide pour sa libération immédiate. « Il faut libérer cet homme. Il est gravement malade», exige-t-il, annonçant que le général à la retraite recevra « les premières séances de chimiothérapie à partir de la semaine prochaine». Lire la suite

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