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Les attentes du Patronat pour 2016

Publié le 03/01/2016, par dans Non classé.

– Salah Eddine Abdessamad. Vice-président du FCE
« Lever le carcan bureaucratique»

« Nous devons aujourd’hui permettre aux entreprises d’êtres plus performantes, plus compétitives et surtout avoir un climat des affaires dépollué de la bureaucratie qui mine l’ensemble des entreprises que ce soit les entreprises qui sont en développement ou les nouvelles entreprises en cours de création, mais également l’ensemble des investissements. Aujourd’hui, la première chose à lever est ce carcan bureaucratique dans lequel nous sommes enfermés depuis de longues années.

C’est difficile car il y a encore des résistances aux changements. Malgré les dernières évolutions du climat des affaires, notre classement reste peu reluisant pour notre pays parce que les autres pays vont beaucoup plus vite par rapport à nous. Le problème du foncier doit être définitivement levé. Nous avons milité pour changer les procédures d’octroi du foncier et nous étions parmi ceux qui demandaient que le Calpiref, qui a montré ses limites et joué un rôle dans le ralentissement de l’octroi du foncier industriel, soit changé.

Nous attendons que les choses s’accélèrent et que les industriels et les investisseurs puissent bénéficier de leurs concessions dans des délais beaucoup plus courts. Le financement des entreprises demeure aussi un problème important. Certaines branches et secteurs d’activité, malheureusement, ne bénéficient pas de l’appui des banques. C’est pourquoi le FCE a décidé de les appuyer à travers un fonds d’investissement. Pour tout résumer, il y a trois sécurités sur lesquelles l’Algérie doit être intraitable dans sa transition économique. Il s’agit de la sécurité énergétique, la sécurité alimentaire et la sécurité numérique.»

– Habib Yousfi. Président de la CGEA
« Il faut permettre aux entreprises d’évoluer»

« A l’orée de la nouvelle année, il y a des problèmes majeurs qui ne sont pas encore résolus. Lesquels ? Tout ce que nous avons formulé lors de la dernière tripartie qui a conclu au pacte de croissance économique et sociale. Il y avait des revendications fondamentales qui n’ont jamais été prises en charge. Comment voulez-vous qu’on puisse faire une prospective sur ce qu’on pourrait faire pour l’année prochaine d’autant plus que nous sommes dans une crise financière.

Celle-ci a impliqué une réaction des autorités, à savoir une ‘‘rationalisation » du budget et l’institution de nouvelles taxes qui n’arrangent pas du tout la possibilité d’aller vers une croissance. Je pourrais dire, pour ne pas être trop négatif dans mon analyse, que nous pourrons peut-être, si le prix du pétrole augmente en 2016, sortir de cette crise. Aujourd’hui, l’investissement n’est pas propice. En temps de crise, l’inflation ne permet pas d’aller vers la croissance. On ne peut pas commercialiser des produits à des prix très élevés.

Pour essayer de trouver des solutions et permettre aux entreprises d’évoluer, je crois qu’il va falloir autant que possible essayer d’aller vers l’accroissement des investissements et limiter l’impact des augmentations des prix des différents produits nécessaires à la production, dont les produits énergétiques. Donc, il va falloir résoudre ce problème des prix pour voir dans quelle mesure on pourrait relever le défi.»

– Boualem M’Rakech. Président de la CAP
« Faire de l’entreprise un outil de développement du pays»

« Aujourd’hui, la situation est très difficile. Il est inutile de la détailler. Nous pensons que dans la situation actuelle, il y a un défi à relever, on peut y arriver. Les situations de crise des pays rentiers ne sont pas particulières à l’Algérie. Ce qui est en revanche particulier à notre pays, c’est que nous avons cumulé depuis de longues années des problèmes qui ont pollué l’ensemble des questions liées au développement de notre économie. Je pense que nous n’avons pas besoin de faire un état des lieux. Nous sommes le pays qui a le maximum d’expérience.

De ce fait, on est obligés pour l’avenir de notre pays d’être en accord avec nous-mêmes, c’est-à-dire d’arriver dans une démarche qui permettra de trouver les différentes solutions. Je suis persuadé que les choses vont revenir à la normale pour les prochaines années. Je suis persuadé qu’on peut arriver au but recherché par tout un chacun, c’est-à-dire faire de l’entreprise une entreprise citoyenne au service de l’Algérie. C’est le défi essentiel. Nous avons l’ensemble des conditions permettant cette réussite. Je suis persuadé qu’on peut relever ensemble notre pays au rang auquel il peut déjà revendiquer. Il y a un rôle positif à jouer. Je suis persuadé que les Algériens pourraient le faire ensemble.»

– Kamel Moula. Président du Ceimi
« Plus de stabilité dans le cadre légal»

« Nous nous attendons à une prise de conscience par rapport aux grands défis qui attendent notre pays au plan économique. Nous souhaitons l’établissement d’une plus grande concertation et d’un dialogue soutenu avec les pouvoirs publics et les acteurs agissant au niveau de la sphère économique. Nous espérons aussi une traduction efficiente sur le terrain des décisions majeures prises par l’Etat algérien en matière de soutien aux investissements productifs et à la protection de la production nationale.

Outre un dispositif réaliste et incitatif d’intégration de l’informel dans la sphère formelle, nous voulons une politique efficiente de soutien au développement du tissu productif algérien pour atteindre l’objectif quinquennal d’un million de nouvelles entreprises. Nous espérons enfin plus de stabilité dans le cadre légal qui régit l’activité d’entreprise.»
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