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Les associations de consommateurs dénoncent des insuffisances

Publié le 25/05/2016, par dans Non classé.

La campagne nationale de sensibilisation et de prévention contre les intoxications alimentaires s’est achevée le 19 mai dernier. Lancée par le ministère du Commerce, l’opération d’une dizaine de jours n’aurait pas donné des résultats satisfaisants.
C’est carrément un « échec», selon le docteur Mustapha Zebdi, président de l’Association de protection et d’orientation du consommateur et son environnement (Apoce). « Il y a seulement deux jours (dimanche, ndlr), 300 cas d’intoxication ont été signalés à Médéa après la consommation de pâtisseries. La campagne de sensibilisation a montré son inefficacité», estime le Dr Zebdi, insistant sur ce qu’il appelle le caractère « folklorique» d’une campagne qui « manque de rigueur et au cours de laquelle les responsables sont présents seulement à l’ouverture de l’activité».

Les chiffres du ministère du Commerce ne sont pas convaincants pour le président de l’Apoce. « Le ministère parle de 5600 cas d’intoxication qui ont provoqué 11 décès en 2015. Ces chiffres ne sont pas réels en raison de l’automédication et de l’absence de déclarations. A Khenchela, les premiers cas de botulisme n’ont pas été déclarés par les médecins. Je pense que le chiffre avancé par le ministère doit être multiplié par au moins dix», tranche le président de l’Apoce, qui estime que les cas d’intoxication risquent d’augmenter.

Selon le ministère du Commerce, les principales causes des intoxications alimentaires observées sont dues au non-respect des mesures de salubrité et d’hygiène lors de la préparation, de la conservation, du stockage et de la manipulation des aliments. L’Apoce propose plusieurs mesures pour « réduire d’au moins 50%» ces cas.

Elle exige des sessions de formation pour tout demandeur de registre du commerce dans les CFPA. « Un forgeron ne peut pas se convertir en chawarmiste du jour au lendemain. Il faut exiger une formation pour toute demande de registre du commerce pour toute activité nécessitant une manipulation de denrées ou conservations de produits sensibles. Il faut vulgariser les pratiques comme l’a fait notre association, qui a remis des attestations à une vingtaine de commerçants au bout de leur formation à Tipasa il y a deux mois», signale M. Zebdi.

L’association est pour l’installation d’un thermomètre externe sur les frigos et congélateurs afin d’informer les consommateurs, les contrôleurs et les agents de contrôle. M. Zebdi estime que les services de contrôle doivent répondre rapidement aux requêtes déposées par les consommateurs. « Il faut un temps acceptable pour répondre aux requêtes. Les services prennent jusqu’à trois jours pour se déplacer et verbaliser le réfractaire qui vend des produits avariés», relève le président de l’Apoce.
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