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L’épreuve de la mobilisation

Publié le 09/04/2017, par dans Non classé.

La campagne électorale pour les législatives du 4 mai prochain commence aujourd’hui.
Les partis et les candidats engagés dans cette course à l’Assemblée populaire nationale (APN) ne disposent plus que de trois semaines pour mobiliser leurs militants et convaincre les électeurs de se rendre « massivement aux urnes» afin de choisir les 462 nouveaux députés.

Les directions des partis politiques et les candidats devraient sillonner, du 9 au 30 avril prochain, les quatre coins du pays à la recherche des voix leur permettant de glaner des points nécessaires pour gagner des sièges à l’Assemblée. La concurrence s’annonce d’ores et déjà rude. Et pour cause, la participation massive des formations politiques agréées.

C’est une première depuis les législatives de 1997 qui avaient connu, rappelons-le, l’entrée en lice de l’écrasante majorité des partis d’opposition à l’époque. Environ soixante partis, toutes tendances confondues, prendront part, cette fois-ci aussi, à cette élection avec des objectifs différents. Mais, ils aspirent tous à créer la surprise dans la soirée du 4 mai prochain.

Pour cela, ils doivent mettre les bouchées doubles et trouver les arguments idoines pour peser sur le choix des électeurs, d’un côté, et convaincre, de l’autre, les millions d’abstentionnistes à changer d’avis et à se rendre aux urnes à cette occasion. A la veille du lancement officiel de cette campagne, les états généraux des partis ont défini leurs agendas de sorties sur le terrain à la rencontre des citoyens : meetings, rencontres de proximité, conférences… Mais jusqu’à hier, très peu de partis ont dévoilé leur programme de campagne.

Le premier à l’avoir fait est le MSP, dont la direction a décidé de lancer sa campagne à Alger avant de prendre, dans l’après-midi, la direction de Tipasa.

Ce parti prévoit des meetings dans l’ensemble des wilayas. La wilaya d’Alger accueillera également, aujourd’hui, le RCD qui animera, dans la matinée, une conférence de presse pour dévoiler son programme de campagne avant d’organiser une rencontre de proximité dans la commune de Sidi M’hamed.

Pour sa part, le Front des forces socialistes (FFS) a décidé de donner le coup de starter de sa campagne dans la wilaya de Ghardaïa. N’ayant pas présenté de liste de candidatures dans cette circonscription, le FFS affirme avoir fait un choix « symbolique». « Nous avons choisi de lancer notre campagne à partir de Ghardaïa ce dimanche 9 avril pour 2 raisons. Il s’agit, à travers une visite au Ksar Tafilalt, à la fois de parler autrement que sur le mode dramatique de la région de Ghardaïa, et de mettre en exergue un projet réussi de ce qui représente un modèle d’action citoyenne autour de la question du développement durable, défi majeur pour l’Algérie comme pour toute la planète pour les décennies à venir», explique cette formation dans un communiqué rendu public hier.

Des slogans en attendant les programmes

De nombreux partis ont opté pour l’Est du pays pour se lancer dans le bain de la campagne. C’est le cas du Parti des travailleurs (PT) qui animera, durant cette première journée, trois meetings dans la wilaya de Bordj Bou Arréridj, Sétif (El Eulma) et Batna. Le RND, de son côté, a prévu deux rassemblements dans les wilayas de Tarf et Guelma. Le FLN, lui, devra lancer sa campagne à Khenchela. A l’ouest du pays, seul le MPA a prévu, pour l’instant, de lancer sa campagne dans la région en animant un meeting à Mostaganem.

Si l’on sait déjà que la participation des partis à cette joute sera « massive», des questions restent posées sur la nature de leurs propositions. Jusque à hier, seuls deux partis ont divulgué l’intégralité de leurs programmes. Il s’agit du RCD qui a diffusé l’ensemble de ses propositions pour « un nouveau départ pour l’Algérie» et du RND qui veut rester « loin des slogans» en prêchant « un discours direct et franc». Les autres formations se sont contentées de slogans. Les programmes, s’ils existent, seront peut-être dévoilés durant la campagne.

En effet, le FLN, parti majoritaire au Parlement, n’a dévoilé que son slogan de campagne : « Passé et présent riches, et un avenir optimiste». C’est le cas aussi du MPA, du FNA et de TAJ. Le FFS, pour sa part, estime que « le programme de sa campagne électorale répond à un double objectif : approfondir le débat sur notre projet de reconstruction du consensus national et populaire, et attirer l’attention sur des questions et des luttes éminemment importantes à partir de thématiques ciblées».

Les voix des boycotteurs

En tout cas, les participants à cette campagne électorale auront besoin de plus d’efforts de persuasion pour prétendre à infléchir les positions des millions d’électeurs qui se désintéressent totalement de la chose politique.

Les taux de participation aux dernières législatives ont confirmé cette situation : environ 65% des électeurs inscrits sur le fichier électoral n’avaient pas voté lors de ces échéances. Les participationnistes devront également prendre en compte, lors de cette campagne, le poids des boycotteurs qui, même s’ils rencontreront sans nul doute des difficultés pour activer sur le terrain, feront entendre leurs voix en dépit de la volonté du ministère de la Communication de les museler. Lire la suite

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