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L’économie algérienne, aujourd’hui et demain

Publié le 07/05/2016, par dans Non classé.

Nous vivons un moment extrêmement délicat dans l’histoire récente de la nation algérienne. L’avenir de la nation est très sérieusement menacé.
A côté des dangers émanant de la mauvaise gouvernance, des restrictions des libertés individuelles et collectives, de la fermeture du champ politique et l’exercice démocratique et bien d’autres apparaît aujourd’hui l’élément déclencheur de la catastrophe, à savoir la pénurie des moyens de financement des activités de l’Etat et de l’économie.

Pour présenter l’économie d’aujourd’hui et de demain, nous traiterons les quatre points suivants : la projection de l’environnement international, la nature du pouvoir en place et les conséquences de sa gouvernance sur l’Etat, la situation des populations, la projection de l’économie nationale.

Alors, nous arriverons à la nécessité impérative de changer tout le système de gouvernance et non se limiter au changement des personnes. Il y va de la sauvegarde de la nation algérienne.

1. L’environnement international

Celui-ci offre des opportunités et présente des menaces. Les opportunités se caractérisent par la démocratisation de l’accès au savoir et l’accélération du progrès scientifique et technologique. Le capital scientifique mondial double en moins de sept ans. Cela signifie que tout ce que l’humanité a accumulé comme capital scientifique depuis l’arrivée de l’être humain sur Terre jusqu’à 2010, elle accumulera son équivalent entre 2010 et 2016.

Des projections signalent un doublement tous les 70 jours en 2035 !

C’est aussi le Big Data, une capacité importante d’emmagasinement de très grandes quantités d’informations dans des volumes de plus en plus petits. Egalement la convergence des nanotechnologie, biotechnologie, informatique et sciences cognitives (NBIC) pour arriver à l’horizon 2050 à la création de cellules intelligentes artificielles en accompagnement des cellules naturelles ; alors l’espérance de vie se situerait à deux siècles.

De même, les Massive open en ligne courses (MOOC’s), à savoir les cours des meilleures universités présentés par les meilleurs professeurs gratuitement sur la Toile. C’est enfin l’université de l’abondance avec la convergence entre le savoir, le laboratoire et le capital. Nous allons assister à un changement radical dans la répartition à travers les pays en ce qui concerne les diplômés universitaires de la post-graduation.

La Chine se donne l’objectif d’atteindre 20% des citoyens diplômés en post-graduation d’ici 2020. L’Inde projette un taux d’accès à l’enseignement supérieur de 50% en 2030.

Le pourcentage des diplômés de post-graduation âgés de 25-34 ans passera de 17% en 2013 à 27% en 2030 en Chine, de 14% à 23% en Inde, et de 14% à 8% aux Etats Unis d’Amérique. D’ici 2030, la Chine et l’Inde devraient fournir plus de 60% de la main-d’œuvre des pays du G20, diplômés en Sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (STIM).
Le monde est entré de plain-pied dans l’économie du savoir, une économie qui assure une utilisation effective du savoir pour la réalisation du développement économique et social.

Les menaces se situent au niveau de la globalisation, la glocalisation et le village global.

La globalisation, c’est un programme publicitaire mondial pour unifier le mode de consommation et de loisir de tous les habitants de la planète sur le modèle occidental. En fait, cela prendra du temps, alors patientez et on vous aidera à y arriver ! C’est aussi une compétition féroce entre les trois grandes économies mondiales que sont la Chine, l’Inde et les Etats-Unis d’ Amérique. La Chine s’est déjà classée première économie mondiale en dollar du pouvoir d’achat en 2014.

La compétitivité américaine se basera sur la réponse à une demande mondiale dans le cadre de l’unification du mode de consommation et de loisir. Celle de l’Inde se construira sur la formation des meilleurs ingénieurs au monde dans les domaines des TIC et des services. Celle de la Chine se construira sur des prix bas très compétitifs, ainsi qu’une demande interne immense. Le revenu par habitant en Chine est passé de 941 USD en 2000 à 7589 USD en 2014. Il s’est multiplié par huit. S’il se multiplie par quatre dans les dix prochaines années, ce sera un revenu de 30 000 USD sur une population de 1,2 milliard d’habitants !

La glocalisation, c’est l’action à la disparition de l’Etat national actuel et son remplacement par de petits Etats dans le cadre de réseaux plus larges. Pour notre région, c’est le Grand Moyen-Orient qui est proposé.
Le village global, c’est ce qui est qualifié de « la dictature scientifique», à savoir la capacité d’influence sur les populations par les réseaux sociaux.

Comme il est aisé de le constater, pour se protéger contre les menaces et profiter des opportunités du développement scientifique et technologique le pays a besoin d’un autre profil de dirigeants et d’un autre mode de gouvernance.

2. La nature du pouvoir en place et les conséquences de sa gouvernance sur l’état

La nature du pouvoir algérien se caractérise par l’autoritarisme, le patrimonialisme et le paternalisme. L’autoritarisme, c’est le refus de tout contre-pouvoir. Il consiste à vous dire : vous êtes avec moi en applaudissant, sinon vous êtes contre moi et je fais tout pour vous faire taire. Alors, et inévitablement, le pouvoir est très peu informé sur la situation du pays, il s’en détache progressivement au point de ne plus en contrôler les ressorts essentiels.

Le paternalisme, c’est l’omniprésence d’un chef qui se comporte comme le père du peuple, avec qui il doit rester en contact direct sans interface aucune. Il considère que les institutions de gouvernance de l’Etat sont des intermédiaires qui gênent sa relation avec son peuple. Alors, il fait tout pour les affaiblir et les cantonner dans un simple rôle de figuration et de trompe-l’œil. Un régime patrimonialiste est un régime qui bénéficie d’une rente confortable qui rassemble autour du « Chef» une faune de courtisans prêts à se distinguer par leur zèle dans l’allégeance et à s’assurer ainsi toutes sortes de gratifications.

Pour sa part, la société dans son ensemble demeure écartée des préoccupations du sommet, ses problèmes n’étant guère pris en considération. D’où l’important gap entre gouvernants et gouvernés.
Dans la situation de l’autoritarisme, du patrimonialisme et du paternalisme qui ont été érigés en système de gouvernance dans notre pays, le pouvoir devient défaillant et sa gestion chaotique et ruineuse pour la société.

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