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«Le tweet de Manuels Valls n’est pas innocent»

Publié le 21/04/2016, par dans Non classé.

Depuis les révélations des Panama Papers, le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdessalem Bouchouareb, impliqué dans ce scandale, évite les caméras et fuit les journalistes.
Hier, à l’issue de la séance plénière consacrée au vote de plusieurs projets de loi, notamment celui relatif à la normalisation présenté il y a quelques semaines par le ministre, il s’est éclipsé à sa sortie de l’hémicycle pour ne pas affronter les journalistes. Pourquoi un tel comportement ? Si M. Bouchouareb n’a rien à se reprocher, comme il le prétend, pourquoi ne s’affranchit-il pas ? Pourquoi esquive -t-il les journalistes ? Faut-il rappeler que M. Bouchouareb a adopté la même attitude lors de son passage, il y a une quinzaine de jours, devant la commission économique pour exposer les grandes lignes du projet portant sur l’investissement. Le ministre a refusé la présence de la presse pas seulement à l’intérieur de la salle, mais même à l’extérieur.

Et devant les membres de cette commission, M. Bouchouareb s’est défendu de remettre un rapport détaillé sur cette affaire au président de la République, une manière de dire qu’il n’a pas de compte à rendre aux députés ! Malheureusement, hier en plénière, le ministre de l’Industrie n’a pas été du tout inquiété puisqu’aucun député ne l’a interpellé sur le sujet.

Lors de son intervention, il a expliqué le bien-fondé de ce texte de loi visant la protection du consommateur, l’économie nationale et la préservation de l’environnement. La commission des affaires économiques de l’APN a quant à elle introduit plusieurs amendements concernant la forme et pas le fond du texte. Les députés ont tous approuvé ce texte, à l’exception de ceux du FFS, qui ont opté pour l’abstention.

Durant cette plénière consacrée également à l’adoption de deux autres projets de loi portant sur le code pénal et sur l’utilisation de l’empreinte génétique, les députés et les présidents des commissions juridique et économique ont dénoncé le tweet du Premier ministre français, Manuels Valls, montrant le président Bouteflika très affaibli. Les élus du FLN se sont élevés contre ce qu’ils appellent une atteinte à l’institution présidentielle.

Le député du PT, Ramdane Taazibt, pense que l’utilisation et l’exploitation de l’image du président Bouteflika est une forme d’ingérence dans les affaires de notre pays. Le Parti des travailleurs conteste et s’oppose, certes, à la politique économique actuelle du gouvernement, mais défend la souveraineté nationale.

« Lorsque les affaires des Français étaient au beau fixe en Algérie, le président Bouteflika, et c’est le président Hollande qui l’a confirmé à plusieurs reprises, était en bonne santé ; aujourd’hui parce que les Français n’ont pas eu les marchés qu’ils voulaient, ils découvrent un président malade», déplore Taazibt, expliquant que le tweet de Valls n’était pas innocent et que la maladie du Président est une question de principe et est algéro-algérienne.

Taazibt craint pour l’Algérie ; il croit savoir, dans une allusion au retour de Chakib Khelil, qu’il y a de grandes manœuvres pour imposer un Président en prévision de l’élection présidentielle de 2019. « Les grandes puissances, notamment la France et les Etats-Unis, veulent, avec leurs relais en Algérie, imposer chacun un gouvernement qui préservera leurs intérêts. Nous dénonçons ces manœuvres et nous lutterons pour un gouvernement algérien qui servira les intérêts des Algériens.» Pour Taazibt, les interrogations des uns et des autres concernant le retour de l’ancien ministre de l’Energie au pays sont plus que légitimes et exige des autorités de s’exprimer sur le cas Chakib Khelil. Lire la suite

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