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Le taux de natalité est passé de 2,1 à 2,6% en moins de 10 ans

Publié le 23/09/2017, par dans Non classé.

Alors que des moyens importants ont été mis en place à travers les programmes de planning familiaux, l’Algérie, après avoir réussi le challenge de réduire son taux de natalité, connaît une hausse inquiétante du taux de démographie, expliquée par un recul assez important du recours à la contraception.
Basée sur les statistiques officielles, l’étude réalisée par le Centre d’information et de documentation sur les droits des enfants et des femmes (Ciddef) montre que le taux de natalité constaté vers la fin des années 1990 a grimpé de 2,1 à 2,6% en 2013. Est-ce la conséquence de l’échec de la politique de contraception mise en place par le gouvernement ou est-ce dû à d’autres raisons ? C’est la question à laquelle l’étude tente de trouver des réponses.

L’enquête menée par le ministère de la Santé, en 2013, fait état d’un taux de 57% des femmes mariées âgées entre 15 et 49 ans qui utilisent la contraception alors que ce même pourcentage était de 61,4% en 2006. Ce taux est plus faible que celui retrouvé dans l’enquête MICS3 de 2006, où il était de 61,4%. Cette situation est probablement en rapport avec un recul de l’activité du planning familial dans les PMI et la disponibilité moindre de contraceptifs distribués gratuitement.

Le taux du recours aux moyens traditionnels a légèrement reculé, pour passer de 9,4% en 2006, à 9,2% en 2013. Cependant, le pourcentage des femmes qui utilisent les méthodes modernes de contraception a sensiblement régressé. Il est passé de 52% en 2006, à 47,9% en 2013. Pour les analystes, seules 2,8% des femmes mariées n’ayant pas d’enfant utilisent les moyens de contraception. La majorité, soit 72%, y a recours qu’après la naissance du 3e enfant. Par contre, moins de la moitié des grandes multipares utilisent une méthode contraceptive.

C’est dans le sud du pays que la contraception notamment moderne est faiblement utilisée. Les raisons d’une telle situation sont largement expliquées par le Ciddef, qui fait remarquer au passage que les femmes célibataires ne sont pas concernées par l’enquête du ministère de la Santé, étant donné que les relations sexuelles hors mariage ne sont pas reconnues par la religion et que sur les 7% des besoins non satisfaits et fréquents en moyen de contraception, la catégorie des femmes âgées entre 15 et 19 ans, représentent 11% et celle âgées entre 20 et 29 ans constituent 9%.

Les analystes constatent également un recul de l’activité du planning familial au niveau des 3300 PMI, structures dédiées à la protection maternelle et infantile, et dont la mission est la prise en charge de la mère et de l’enfant, de la grossesse jusqu’aux vaccinations. L’autre cause importante dans le recul de la contraception est la rareté, pour ne pas dire l’indisponibilité, des contraceptifs distribués gratuitement dans de nombreuses structures chargées de la distribution. Même si les produits sont vendus en pharmacie et remboursés à 100%, il n’en demeure pas moins, explique-t-on, qu’à cause du bas niveau de vie de beaucoup de femmes à l’intérieur du pays et parfois dans les grandes villes, elles ne peuvent les acheter faute de moyens. « Souvent, bon nombre d’entre elles reviennent aux méthodes traditionnelles, comme l’allaitement, retrait, (coït interrompu) ou le comptage», précise l’étude, qui met l’accent sur le recul de la sensibilisation, l’aspect sociétal et les dispositions du code de la famille.
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