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Le syndicat réclame le départ de Mme Faraoun

Publié le 15/06/2017, par dans Non classé.

La ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication (PTIC), Houda-Imane Faraoun, n’est plus désirée à la tête de son secteur par la fédération des travailleurs, affiliée à l’UGTA.
Lors d’une conférence de presse animée dans la soirée d’avant-hier au bureau de la section syndicale du groupe à Constantine, Djamel Bentarzi, membre de la commission exécutive du syndicat d’Algérie Télécom, a affirmé que la société connaît une régression remarquable sur tous les plans, imputant les mauvais résultats à Mme Faraoun.

Cette dernière, selon ses dires, n’a eu de cesse d’appliquer une stratégie destructive, menant l’entreprise droit dans le mur. « Nous demandons le départ définitif de la ministre. Car cette dernière a mis de côté tous les problèmes dont souffre son secteur, particulièrement l’entreprise d’Algérie Télécom (AT) et s’est focalisée sur la destruction du syndicat, en oubliant sa première mission qui n’est autre que le développement de son domaine», a déclaré M. Bentarzi.

Et d’affirmer que plusieurs dépassements ont été enregistrés suite aux instructions de la ministre en question, causant un manque à gagner pour AT, estimé à 40%, en comparaison avec l’année écoulée. Djamel Bentarzi a dénoncé également le détournement des deniers de l’entreprise, en affirmant que des chèques en blanc ont été signés au profit de certaines personnes sans qu’il y ait de compte rendu. « Il n’y a aucune transparence dans les décisions prises par la tutelle.

C’est pourquoi nous voulons que des comptes soient rendus et des justifications sur l’argent dépensé par les responsables sous les directives de Mme Faraoun. Pour nous, tout ce qui se fait en catimini est douteux. Qu’y a-t-il exactement ?» a-t-il fulminé. D’après le constat écrit établi par le syndicat, dont El Watan détient une copie, la situation est alarmante dans ce secteur névralgique de la nouvelle technologie, où la tutelle « mène une gestion hasardeuse et préjudiciable aux 22 000 employés, pour casser une entreprise étatique». Parmi les dénonciations de la commission exécutive du syndicat d’AT citées dans un communiqué remis à la presse, notons le limogeage abusif de cadres sans tenir compte de leurs compétences et ancienneté, l’octroi du marché de maintenance à une entreprise chinoise de gré à gré, en transgression des orientations des autorités concernant la signature des conventions avec les micro-entreprises algériennes, l’établissement d’un plan de restructuration sans consultation du partenaire social, le blocage d’assainissement des réseaux, la suppression des acquis des travailleurs concernant le forfait téléphonique, l’absence totale de dialogue, et enfin le harcèlement et les menaces contre la fédération des PTIC et son secrétaire général.

Pour conclure, Djamel Bentarzi, s’exprimant au nom du syndicat, menace la tutelle de passer à l’action en tenant des protestations régulières en cas de rejet de leurs requêtes.
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