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Le spectacle « Rabie En‘Nissae » présenté à Alger: un hymne à la résilience de la femme

Publié le 24/12/2018, par dans Non classé.
Le spectacle

ALGER – La pièce de théâtre « Rabie En ‘Nissae » (Le printemps de femmes), un hymne à la résilience de la femme, aux traits saillants et aux accents déchirants, a été présentée dimanche soir à Alger, dans le cadre du 13e Festival national du théâtre professionnel (Fntp), ouvert samedi.

Accueilli au Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi, le spectacle, écrit et mis en scène par le duo Moulay Meliani et Mohamed Mourad, a débuté par une scène d’exposition mystique, entre « Adem » et « Hawae », suggérant ainsi, le moment où tout a commencé entre l’homme et la femme.

Dans un décor sombre, Michou, unique comédienne dans ce spectacle de 80 mn, toute de blanc vêtue, interprète son propre rôle, celui de la femme qui commence alors, à faire face à l’adversité que lui oppose l’homme, qui a tenté d’imposer sa suprématie, dès les premiers instants de son existence.

La genèse des rapports, entre les premiers représentants de la race humaine est alors enclenchée pour passer en revue les grands moments de l’histoire qui ont permis à la femme de s’affranchir des jougs des convenances que l’homme a instaurés.

Chaque relation construite par Hawae utilisant la séduction, arme redoutable contre l’homme-prédateur, s’avérait fragile et sans fondement solide, car les différents prétendants qui la sollicitaient étaient dans le stratagème et le calcul, Hawae va alors les chasser un par un pour que l’histoire recommence à nouveau.


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ALGER – La pièce de théâtre « Rabie En ‘Nissae » (Le printemps de femmes), un hymne à la résilience de la femme, aux traits saillants et aux accents déchirants, a été présentée dimanche soir à Alger, dans le cadre du 13e Festival national du théâtre professionnel (Fntp), ouvert samedi.

Accueilli au Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi, le spectacle, écrit et mis en scène par le duo Moulay Meliani et Mohamed Mourad, a débuté par une scène d’exposition mystique, entre « Adem » et « Hawae », suggérant ainsi, le moment où tout a commencé entre l’homme et la femme.

Dans un décor sombre, Michou, unique comédienne dans ce spectacle de 80 mn, toute de blanc vêtue, interprète son propre rôle, celui de la femme qui commence alors, à faire face à l’adversité que lui oppose l’homme, qui a tenté d’imposer sa suprématie, dès les premiers instants de son existence.

La genèse des rapports, entre les premiers représentants de la race humaine est alors enclenchée pour passer en revue les grands moments de l’histoire qui ont permis à la femme de s’affranchir des jougs des convenances que l’homme a instaurés.

Chaque relation construite par Hawae utilisant la séduction, arme redoutable contre l’homme-prédateur, s’avérait fragile et sans fondement solide, car les différents prétendants qui la sollicitaient étaient dans le stratagème et le calcul, Hawae va alors les chasser un par un pour que l’histoire recommence à nouveau.


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Les comédiens, Nabil Rahmani, Redouane Boukechabia, Abderrahmane Djemmouaï et Mohamed Cherif Oudini, ont interprété des personnages physiques à l’instar du religieux, du narrateur, de l’ivrogne et des différents prétendants, et d’autres impersonnels et abstraits, tels les voix internes de la femme qui ont aidé le spectateur à anticiper sur les évènements.

Dans une scénographie fonctionnelle, minimaliste mais judicieuse, œuvre d’El Boukhari Hebbal, de grandes caisses de couleurs sombres, que les comédiens pouvaient déplacer facilement, étaient disposées à l’arrière scène et sur les côtés, formant des estrades utilisées pour incarner le temps, les discours de gloir, etc.

La bande musicale signée Mohamed Zami, faite de pièces illustratives d’une grande synchronisation avec les mouvements et gestes des comédiens, alors que d’autres ont bien couvert les différentes situations liées à la trame, a été concluante, créant les atmosphères nécessaires à chaque tableau.

Le spectacle, où le repère spatio-temporel était ouvert sur « le temps » et « nulle part », a mis la barre très haut -sur le plan conceptuel- aux comédiens, qui ont su occuper de manière intelligente, tous les espaces de la scène et porter la densité du texte, entretenant des échanges intenses, au rythme ascendant et soutenu.


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Conçus au second degré, l’intrigue et le dénouement étant motivés par la désinvolture de la seule femme et son droit à l’émancipation, la talentueuse Michou, véritable centre de « Rabie En’Nissae », a réalisé une grande performance en assument entièrement le spectacle sans quitter la scène la moindre fois.

Le nombreux public présent au spectacle a longtemps applaudi les comédiens qui, de l’avis d’un spectateur, se sont « surpassés dans ce bel hymne à la femme ».

Le 13e Fntp se poursuit jusqu’au 31 décembre avec dix-sept spectacles (après l’annulation de la pièce de théâtre « El mina » mise en scène par Chawki Bouzid, sur un texte de Rochdi Redouane), inscrits en compétition au Tna, et huit autres en off, programmés au Théâtre municipal d’Alger-Centre.

En marge de la compétition, des conférences, des masters-class et des spectacles de rue, sont également prévus durant le 13e Fntp.

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