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Le promoteur M’hamed Sahraoui : «Je suis blanc comme neige»

Publié le 25/05/2017, par dans Non classé.

Poursuivi pour quatre chefs d’inculpation à la suite de l’affaire de l’effondrement d’un immeuble en octobre 2016 à El Achour, le promoteur immobilier M’hamed Sahraoui se déclare serein parce qu’il a l’intime conviction « qu’il n’y a pas de raison que cette affaire aille loin». Il revient sur sa présentation au parquet de Tipasa tout en restant très prudent dans ses propos…
Une semaine après son inculpation par le tribunal de Tipasa dans le cadre de l’enquête judiciaire sur les circonstances de l’effondrement d’un immeuble à El Achour, le promoteur immobilier M’hamed Sahraoui se déclare « serein» en raison de « la confiance» qu’il dit avoir en la justice. Dans une déclaration à El Watan, il dit « ignorer ce que cache cette affaire» mais espère « s’en sortir» parce que, dit-il, il « n’a rien» à se reprocher. Comment est-on passé d’une affaire d’effondrement d’un immeuble à celle de l’acquisition de l’assiette foncière sur laquelle il a été bâti ? Une question à laquelle M’hamed Sahraoui n’a pas de réponse précise.

Cependant, il explique : « Le terrain, objet de l’enquête judiciaire, je l’ai acquis en 1994 à la suite d’un concours d’architecture, à l’issue duquel j’ai été sélectionné. D’une superficie de 15 hectares, il m’a été affecté par le wali de Tipasa quelques jours après et tous les documents y afférents sont disponibles.

Il semblerait qu’il y a des soupçons de corruption, mais en direction de qui ? Je ne sais pas. On évoque aussi des privilèges dont j’aurais bénéficiés, mais rien ne le prouve…». Pour le patron de la société immobilière Sopiref, l’affaire « n’était qu’un incident de chantier occasionné par un promoteur mitoyen qui a creusé un gouffre de 12 mètres de profondeur. Il avait procédé au terrassement inconsidéré et creusé sous la bâtisse, provoquant ainsi son effondrement».

A propos du promoteur en question, M’hamed Sahraoui affirme ne l’avoir jamais vu au chantier, mais précise avoir su que l’administration lui avait retiré l’agrément, plus de trois mois après l’incident, alors que lui-même avait fait l’objet d’une telle mesure dans les trois jours qui ont suivi l’effondrement. Le promoteur dit ignorer le nombre de personnes citées à comparaître devant le juge d’instruction près le tribunal de Tipasa. Cependant, il cite le président de l’APC d’El Achour, le secrétaire général de la même commune et la responsable de l’urbanisme, qui étaient convoqués le jour de son inculpation, mercredi dernier. « Je suis blanc comme neige.

Ce terrain m’a été affecté et le l’ai payé il y a plus de 23 ans. Tous les documents existent. Ils ont été remis à la commission installée par le ministère de l’Habitat pour faire son enquête. Lorsqu’elle a terminé ses investigations, elle n’a rien trouvé, raison pour laquelle, l’agrément m’a été restitué pour reprendre mes activités», souligne M. Sahraoui. Interrogé sur les raisons d’une telle poursuite, étant donné que le ministère de l’Habitat a clos le dossier, le promoteur ne trouve pas de réponse. Néanmoins, il tient à rappeler que « le lendemain de l’effondrement de l’immeuble, j’ai été convoqué par la brigade économique et financière près la sûreté de wilaya d’Alger.

Les questions des officiers tournaient autour de cette assiette foncière. J’ai donné toutes les réponses avec des documents à l’appui. J’ai même exhibé tous les plans pour être plus explicite. La réalisation de l’immeuble de studios a été validée par l’administration. Peut-être que les permis de construire n’étaient pas exhaustifs, cependant ils ont tous été visés. S’il y a une quelconque défaillance, cela relève de la responsabilité de la commune. Lorsque j’ai déposé le dossier pour le permis de construire, en 1999, les services de l’APC d’El Achour n’étaient peut-être pas performants.

C’était une très petite commune. Cela étant, tous mes documents sont visés». Sahraoui, dit ignorer « ce qu’il y a derrière cette affaire. Je n’ai pas d’éléments suffisants pour analyser le pourquoi ni le comment. Je reste serein, parce que j’ai l’intime conviction que compte tenu de tout ce que j’ai présenté au juge d’instruction, il n’y a pas de raison que cette affaire aille loin. Il n’y a rien de suspect et cela apparaît à travers les conclusions de l’enquête du ministère de l’Habitat. Ma confiance en la justice est entière.»
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