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Le président Bouteflika encensé

Publié le 08/02/2017, par dans Non classé.

Une année après la révision de la Loi fondamentale du pays, le Parlement a voulu marquer cette date en organisant, au Cercle de l’armée à Alger, une journée parlementaire intitulée « Les objectifs et les résultats des amendements constitutionnels 2016».
Des académiciens, des juristes, des représentants du mouvement associatif, des actuels et anciens ministres ont pris part à cette activité. Seulement les intervenants, qui se sont succédé à la tribune, au nombre de quatre : Larbi Ould Khelifa, président de l’APN, Tayeb Louh, garde des Sceaux, Abdelkrim Harchaoui, ancien ministre des Finances, et El Hachemi Djiar, ex-ministre de la Jeunesse et des Sports, ont encensé le président Bouteflika. Ils ont tous axé leur discours sur « ses exploits» et « ses réformes durant ses différents mandats». Abdelaziz Bouteflika a, selon eux, remis l’Algérie sur les rails, que ce soit sur le plan social, économique ou politique, et ce, dès son investiture en 1999. Les conférenciers donnaient l’impression d’être en précampagne électorale !

L’Algérie, explique M. Harchaoui, a connu une situation dramatique dans les années 1980 et 1990. Après la crise économique de 1986, qualifiée par l’ancien ministre des Finances de « crise mère», l’Algérie a connu un autre choc : la décennie noire qui a causé des pertes humaines et matérielles. Pour M. Harchaoui, « les crises sont parfois les bienvenues, car elles nous font découvrir nos faiblesses, nos insuffisances, et permettent de tenter de trouver les solutions durables». « Chez nous, conclut M. Harchaoui, les solutions à toutes les crises qu’a connues l’Algérie ont été formulées par le président Abdelaziz Bouteflika.»

L’Algérie a vaincu seule le terrorisme

Mieux, dans la foulée, M. Harchaoui, qui appartient à la famille RND, s’en est pris fortement à l’opposition qu’il accuse de véhiculer un discours pessimiste qui renie toutes les réformes et les exploits du président Bouteflika. « J’aurais aimé être fier de l’opposition algérienne, mais ce n’est pas le cas, car ses critiques sont infondées et mensongères», se permet de juger Harchaoui, précisant que c’est grâce à Bouteflika que l’Algérie a, dès 2004, rebâti ses bases.

De son côté, le ministre de la Justice, Tayeb Louh, est revenu en long et en large sur la réforme de son secteur. Le garde des Sceaux a tenu à faire une mise au point à l’adresse de ceux qui parlent de l’existence de camps de concentration dans notre pays. « En Algérie, nous croyons en les principes fondamentaux de la justice et de la démocratie. Une justice qui est à même de garantir les libertés. Aujourd’hui, je vous confirme que nous n’avons aucun lieu de détention secret.

Le code de procédure pénale est clair sur cette question. Il donne les pleins pouvoirs au procureur pour se rendre dans les lieux de détention et s’enquérir des conditions des détenus», rappelle M. Louh. Sur le volet sécuritaire, le garde des Sceaux s’est attardé sur les dispositions prises dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, soulignant au passage que l’Algérie a vaincu le terrorisme.

« Nous avons mené un combat contre le terrorisme et nous avons gagné la bataille sans l’aide d’aucun pays, il nous reste aujourd’hui à gagner la bataille des libertés afin de garantir les droits des citoyens», se réjouit M. Louh. En ce premier anniversaire de la révision constitutionnelle, Larbi Ould Khelifa pense que « les décisions objectives des amendements constitutionnels soulignent le souci du chef de l’Etat de consacrer la démocratie dans notre pays à travers la promotion des droits de l’homme».

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