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«Le pouvoir est un véritable danger pour l’Algérie»

Publié le 02/10/2016, par dans Non classé.

Pour couronner le programme des festivités de la célébration du 53e anniversaire de la création du parti, le FFS a organisé, hier, un meeting à la salle omnisports du stade 1er Novembre de Tizi Ouzou.
Cette rencontre, qui a drainé une foule nombreuse, a été rehaussée par la présence de nombreux cadres, députés, sénateurs et élus locaux du parti ainsi que des militants de 1963. Lors de son intervention, Abdelmalek Bouchafa, premier secrétaire du FFS, a rappelé, d’emblée, que son parti « est le prolongement naturel du Mouvement national. Nous sommes toujours fidèles aux principes de Novembre 1954 et de la Plateforme de la Soummam. Nous continuons notre combat pour une Algérie de paix et pour une réconciliation authentique afin de préserver l’unité nationale.

D’ailleurs, nous proposons un changement pacifique et démocratique à travers la construction d’un consensus national large, qui demeure la seule et unique issue pour la crise que traverse notre pays», a-t-il laissé entendre tout en plaidant pour l’avènement de la IIe République et d’une alternative démocratique qui consacrera, a-t-il insisté, un Etat de droit et de liberté ainsi que la justice sociale comme le souhaitait le fondateur du FFS, Hocine Aït Ahmed. Le premier secrétaire du vieux parti de l’opposition a estimé que « la crise économique, sociale et politique que connaît l’Algérie est le fruit de la mauvaise gestion des décideurs qui ont confisqué l’indépendance du pays depuis 1962. La baisse des prix du pétrole a démontré de manière claire l’incapacité du système à gérer les affaires du pays, car nous n’avons pas un Etat fort et solide. Le pouvoir constitue un véritable danger pour l’Algérie».

Lors de son intervention, Mohand Amokrane Cherifi, membre du présidium du FFS, a ajouté : « Notre rassemblement, aujourd’hui, est une démonstration de force et d’unité reflétant la loyauté et l’engagement à poursuivre le combat de Si l’Hocine. Les Algériens sont reconnaissants du combat de cet homme exceptionnel. Nous continuons à exiger de l’Etat le statut de moudjahid pour les martyrs de 1963.» M. Cherifi a déclaré : « On doit créer les conditions pour changer le système avec le consensus national car il faut craindre un changement dans la violence s’il n’y a pas de sortie de crise. Le système est contraint d’hypothéquer les richesses du pays.»

De son côté, Moussa Tamadartaza, sénateur, a souligné que le FFS constitue « un vecteur du changement démocratique pour la construction d’un Etat de droit». Mohamed Klaleche, président de l’APW de Tizi Ouzou, intervient, lui aussi, dans le même ordre d’idées : « Cette rencontre qui a drainé des milliers de personnes est une réponse cinglante à ceux qui ont cru que le FFS n’existe plus après la disparition de Si L’Hocine.» M. Klaleche a également dénoncé le gel de plusieurs projets structurants, dont a bénéficié la wilaya, comme il a rendu hommage à l’ancien président de l’APW, Rabah Aïssa, assassiné le 6 octobre 2006.

Par ailleurs, notons que le meeting du FFS a regroupé, hier, outre des militants venus des localités des wilayas de Tizi Ouzou, Béjaïa, Bouira, Boumerdès et Alger, les représentants des fédérations d’Oran, Tindouf, Ghardaïa et Sétif ainsi qu’un des fondateurs du FFS, en l’occurrence Lakhdar Bouregaâ.
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