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«Le pouvoir est piégé par sa nature autoritaire et populiste»

Publié le 15/03/2016, par dans Non classé.

Ayant critiqué, à maintes reprises, la politique dépensière du gouvernement qui a atteint, depuis 2012, un niveau insoutenable, M. Ali-Rachedi détaille, dans son texte, le processus qui a conduit le pays à la faillite.
L’ancien ministre et fondateur du parti non agréé Essabil, Abdesselam Ali-Rachedi, affirme que la crise financière ne peut être résolue par le pouvoir actuel. « Seul un pouvoir légitime, soutenu par la population, sera en mesure de mettre en œuvre une vraie politique de développement et de rétablir, à terme, l’équilibre des finances publiques», écrit-il dans un texte sur les raisons de la crise économique actuelle, rendu public hier.

Ayant critiqué, à maintes reprises, la politique dépensière du gouvernement qui a atteint, depuis 2012, un niveau insoutenable, M. Ali-Rachedi détaille, dans son texte, le processus qui a conduit le pays à la faillite. « Le Fonds de régulation des recettes (FRR) a été institué en 2000 pour abriter les surplus de la fiscalité pétrolière lorsque le prix du baril dépassait le seuil institué par la loi de finances (17, puis 37 dollars le baril). Ces surplus étaient destinés à couvrir le déficit causé par une baisse inattendue du prix du baril en-dessous du seuil.

Or, sauf brièvement en 2015, le prix du baril n’a jamais été en dessous de ce seuil. Pourtant, le pouvoir a puisé régulièrement et à sa guise dans ce fonds», explique-t-il d’emblée. Selon lui, l’Exécutif a constamment violé la loi et faisant voter par le Parlement des budgets déficitaires. « La loi a donc été constamment violée pendant plus de trois décennies. Chacun sait que la loi de finances doit être votée en équilibre et le déficit doit rester dans la limite de 3% du PIB. Ce ne fut jamais le cas durant les trois dernières décennies.

Le budget a toujours été voté avec un déficit considérable et de plus en plus élevé, la différence étant puisée dans le FRR. Depuis 2012, le budget est devenu insoutenable même avec un baril au-dessus de 100 dollars. L’impasse budgétaire était devenue inévitable», précise-t-il. La dégringolade des prix de l’or noir enregistrée depuis le deuxième trimestre de l’année 2014 n’a fait, écrit-il, que rapprocher l’échéance en précipitant, plus tôt que prévu, l’Algérie dans la crise. Qu’est-ce qui a obligé le pouvoir à dépenser autant, au prix d’un déficit abyssal ?

La réponse, indique-t-il, « est de nature politique». « Manifestement, le pouvoir est piégé par sa nature autoritaire et populiste. N’ayant pas de légitimité démocratique, il n’a pas d’autres ressources que de se légitimer par la distribution de prébendes à ses nombreuses clientèles et à acheter la paix sociale par une politique de redistribution populiste, destinée plus à gagner des soutiens qu’à aider les couches défavorisées», précise-t-il. En raison de cette réalité, conclut-il, « aucune approche de type « comptable» ne pourra venir à bout de la crise». Lire la suite

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