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Le PLJ dénonce un climat politique délétère

Publié le 07/06/2016, par dans Non classé.

Fuite des sujets du bac, retour de Khelil, Panama papers et atteinte à la liberté de la presse sont des facteurs qui sapent « la confiance entre le citoyen et les institutions et retardent l’édification d’un Etat de droit», gronde le Parti de la liberté et de la justice.
Le parti de Mohamed Saïd considère que le « crime commis contre les candidats au bac et leurs familles constitue à coup sûr à la fois un défi à la capacité de l’Etat à empêcher la fraude et une faillite morale». Pis, « il pourrait, par ailleurs, éclairer par ses motivations politiques éventuelles certains aspects, y compris au sein-même du pouvoir, en relation avec la bataille de positionnement pour l’après-4e mandat».

Le PLJ inscrit sa position par rapport au scandale du baccalauréat dans un contexte sociopolitique qui « altère davantage le crédit de l’Etat dont deux raisons principales, des plus récentes en sont à l’origine». Il s’agit pour le PLJ du « silence officiel observé à propos du retour en Algérie en grande pompe de l’ex-ministre de l’Energie (Chakib Khelil), sans que le ministère de la Justice ne s’explique sur la suite réservée aux procédures légales qu’il a déclenchées lui-même contre lui en 2013.»

Le bureau politique du PLJ estime qu’il est du droit du citoyen « d’être au moins informé sur le secret de ce changement brusque de comportement à l’égard d’un ancien ministre qui, hier fustigé, n’a cessé depuis son retour de multiplier les déclarations et de se déplacer entre les wilayas sous la protection des services de l’Etat». D’autre part, Mohamed Saïd pointe du doigt « l’implication d’un ministre du gouvernement actuel – Abdesselam Bouchouareb sans le nommer – dans les révélations des Panama Papers relatives aux sociétés offshore créées dans des conditions douteuses».

L’absence d’enquête sur les révélations des Panama Papers qui « frise le mépris traduit une volonté de confisquer le droit de l’opinion publique de connaître la vérité ; elle offre un autre mauvais exemple sur la position morale de l’homme d’Etat ; elle démontre enfin que l’indépendance de la justice, pourtant garantie par la Constitution, demeure un simple slogan», réprimande le PLJ.

Le parti de Mohamed Saïd s’élève contre le « harcèlement que subissent certains quotidiens nationaux réputés pour l’indépendance de leur ligne éditoriale». Il rappelle que « les tentatives de musèlement ou de mise au pas de l’expression libre à travers l’instrumentalisation des fonds de la publicité publique, ou l’interférence, en dehors du cadre légal, dans des transactions commerciales, constituent entre autres un revers pour le processus démocratique et une atteinte au droit du citoyen à une information objective et sincère». Lire la suite

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