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Le PLD à la fête de L’Humanité à Paris

Publié le 05/09/2016, par dans Non classé.

Le Parti pour la laïcité et la démocratie (PLD) prendra part, du 9 au 11 septembre, à la fête de L’Humanité à Paris. Dans un communiqué transmis à notre rédaction, le PLD affirme qu’il tiendra son stand au Village du monde, « aux côtés des partis communistes et progressistes, mouvements de libération et associations amis».
Ce parti participera à cette fête « sous le signe de la liberté de la presse pour rendre hommage au combat que mènent les journalistes algériens». « Des sacrifices hors du commun ont été consentis pendant le déchaînement de violence des années 1990 quand le GIA avait déclaré la guerre aux Algériennes et aux Algériens qui s’opposaient à son projet théocratique et voué aux gémonies les intellectuels et particulièrement les journalistes en les condamnant par cette fatwa : ‘‘Ceux qui combattent l’islam par la plume périront par la lame »», souligne le PLD dans le même communiqué, luttant ainsi contre l’oubli de cette tragédie.

« Qui peut donc oublier l’attentat terroriste au véhicule piégé du 11 février 1996, au siège de la Maison de la presse à Alger, qui avait endeuillé plusieurs titres de presse ? Cet odieux attentat dans une rue passante mitoyenne du Soir d’Algérie fera une vingtaine de morts, dont trois de ses journalistes : Allaoua Aït Mebarek, Djamel Derraza, Mohamed Dorbhan et une centaine de blessés parmi les cadres dirigeants de la presse, les journalistes et bien sûr de simples citoyens», souligne ce parti, qui rappelle dans ce sillage les deux attentats auxquels a échappé en 1993 le directeur du quotidien El Watan, Omar Belhouchet.

Le PLD souligne que, la même année, « Omar Belhouchet a été emprisonné». Aussi, ajoute ce parti, « son journal El Watan a été suspendu à six reprises depuis 1993, interdit de publicité publique et subit un véritable harcèlement judiciaire en essuyant près de 230 procès en diffamation». Il évoque également l’interdiction à ce jour du journal Le Matin et l’emprisonnement de son directeur, Mohamed Benchicou, ainsi que l’assassinat de plus de 120 journalistes et travailleurs de la presse, dont Tahar Djaout et Saïd Mekbel.

Le PLD estime qu’à ce jour, la vie des journalistes, sans oublier celle des citoyens et des éléments des forces de sécurité, est exposée à tous les dangers car le « terrorisme résiduel» continue de semer la mort et « le métier de journaliste demeure un exercice périlleux dans un pays où l’arbitraire du pouvoir fait souvent office de loi».

« Ce n’est pas en piétinant la liberté d’expression, en bâillonnant les journalistes, en confisquant la parole au peuple et en décrétant des lois scélérates contre la liberté de la presse que l’Algérie se relèvera de ses blessures et s’engagera sur la voie du redressement national», souligne le PLD, qui ouvre son stand aux journalistes d’El Watan et du Soir d’Algérie afin qu’ils animent une conférence-débat sur « La liberté de la presse et la transition nationale démocratique».
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