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Le pétrole au plus bas depuis 2009

Publié le 13/12/2015, par dans Non classé.

Les cours du pétrole ont fini la semaine à des niveaux historiquement bas, jamais atteints depuis la crise de 2009, plombés par la persistance de l’excès d’offre de brut sur le marché.

Sur l’ensemble de la semaine dernière, le baril de brent a ainsi perdu plus de 11% de sa valeur, clôturant à 37,93 dollars vendredi sur l’InterContinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 1,80 dollar par rapport à la clôture de la veille.

A New York, le cours du light sweet crude (WTI) pour livraison en janvier a également conclu la semaine avec une baisse record, jamais vue depuis sept ans, cédant 1,14 dollar par rapport à la veille pour finir à 35,62 dollars le baril. Outre le facteur, désormais structurel, de l’abondance de l’offre, les cours pétroliers ont été particulièrement malmenés cette semaine par les répercussions de la dernière décision de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) de ne pas revoir ses niveaux de production. Un facteur de déprime auquel est venu s’ajouter, avant-hier, le rapport pessimiste de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) qui table sur une moindre croissance de la demande pétrolière mondiale en 2016.

Malgré l’excès d’offre qui continue à tirer les cours de plus en plus vers le bas, l’OPEP, rappelle-t-on, a choisi, sous l’influence des pétromonarchies du Golfe, de ne plus se fixer d’objectif chiffré quant à ses niveaux de production. Une décision qui n’a pas manqué de plomber encore plus lourdement les marchés, décourageant davantage les investisseurs. « Le marché continue de chercher un plancher», analyse en ce sens Gene Mc Gillian, de Tradition Energy, cité avant-hier par l’AFP.

Selon lui, « les prix restent ainsi plombés par la décision de l’OPEP de ne rien changer à sa politique et de continuer à produire autant de pétrole qu’elle le peut, malgré un profond déséquilibre entre l’offre et la demande». Aujourd’hui, note le même analyste, « l’AIE dit s’attendre à ce que les cours restent déprimés en 2016 à cause de la politique de l’OPEP, ce qui a poussé de nouveaux investisseurs à passer à la vente».

Dans son dernier rapport mensuel, faut-il rappeler, l’AIE, qui défend les intérêt des pays consommateurs, a maintenu ses mêmes prévisions qui indiquent que la production de l’OPEP augmenterait encore de 1,2 million de barils par jour en 2016. La même agence a estimé par ailleurs que s’agissant de la relance de la demande, les effets positifs de la baisse des prix, qui a pris effet en 2014, commençaient désormais à s’atténuer, avec un ralentissement déjà important de la consommation mondiale en cette fin d’année.

Dans un tel contexte et alors qu’une offre supplémentaire de brut provenant d’Iran est attendue pour bientôt, le marché ne semble même plus prendre en compte les récentes annonces de baisse du nombre de puits en activité aux Etats-Unis. Lire la suite

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