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Le nombre de transferts à l’étranger est en constante diminution

Publié le 05/02/2016, par dans Non classé.

– Le nombre de cancéreux nécessitant une prise en charge à l’étranger, comme Lydia, ne cesse d’augmenter en Algérie. Comment le ministère de la Santé peut-il leur venir en aide ?

Au contraire, le nombre global de transferts à l’étranger, toutes pathologies confondues, a beaucoup diminué. Il est passé de 13 078 en 1987 à 7197 en 1994 et à 213 en 2014. Cette diminution n’est pas le fait d’une limitation administrative, mais elle est le résultat d’une meilleure utilisation des compétences nationales dans les deux secteurs public et privé. Pour l’oncologie, le nombre de cas transférés pour soins à l’étranger est en régulière diminution. Il ne représente que 9% du total des cas transférés, soit 53 en 2012, 23 en 2013 et seulement 19 en 2014.

– Quels sont les critères exigés ?

S’il y a réellement un progrès thérapeutique certain, la prise en charge pour transfert pour soins à l’étranger est donnée. Personne ne peut se prononcer sur le devenir des malades partis à l’étranger par leurs propres moyens. Sont-ils guéris, en état stationnaire ou décédés ? En Algérie, la décision de la commission médicale nationale est prise sur la base de faits scientifiques et de certitudes prouvées et ne prend en compte aucune autre considération. Ce n’est pas toujours le cas de certains établissements de soins à l’étranger, et même en Algérie, quand les hôpitaux et cliniques s’inscrivent dans une logique strictement marchande et acceptent l’argent de malades au-delà de toute ressource thérapeutique.

– Comment faire pour qu’un jour les malades n’aient plus à partir à l’étranger se soigner ?

La question est biaisée, car elle fait d’abord injure à la majorité des cadres du secteur dont le travail est à l’origine de la disparition des maladies transmissibles et à l’augmentation de l’espérance de vie à la naissance qui est passée de 48 ans en 1962 à 77 ans en 2015. Ensuite, il faut savoir que les 19 cas transférés en 2014 sur 20 000 cas de cancer par an ne représentent qu’une très faible fraction de 0,095 %.

La situation a, en effet, beaucoup changé ces deux dernières années. Aujourd’hui, nous avons un plan de lutte contre le cancer qui couvre la période 2015-2019. Ce plan englobe la prise en charge du cancer dans toutes ses dimensions de la prévention à la recherche. En matière de radiothérapie, nous étions à 7 accélérateurs en 2013, nous en comptabilisons aujourd’hui 19 et nous en aurons 12 supplémentaires d’ici fin 2016.

En oncologie médicale, toutes les wilayas du pays sont dotées d’un service ou d’une unité d’oncologie médicale, ce qui évite aux patients de se déplacer pour leurs séances de chimiothérapie. Avec l’ouverture des centres anti-cancer de Batna, Sétif et Annaba et la prochaine ouverture, en 2016, des centres de Draâ Ben Khadda (Tizi Ouzou), Tlemcen, Sidi Bel Abbès, El Oued et Béchar, nous œuvrons à mettre en place des réseaux de prise en charge adossés à des pôles référentiels régionaux. Lire la suite

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