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Le Mohia d’Or de la meilleure dramaturgie décrochée par « Aveddel N’ Mariem » de Boudarene Ali

Publié le 08/12/2017, par dans Non classé.
Le Mohia d'Or de la meilleure dramaturgie décrochée par

TIZI-OUZOU – La pièce théâtrale « Avedel n’Mariem » de Boudarene Ali a remporté, jeudi à Tizi-Ouzou, le prix Mohia d’or de la meilleure dramaturgie en tamazight.

Les prix Mohia d’argent et Mohia de Bronze sont revenus respectivement à Sidnas Mohand Larbi pour sa pièce « Yir Targith idnedkawel » et Kaoudji Toufik qui a participé avec le texte « Attamaâ ».

Trois prix d’encouragement ont été décernés par le jury, présidé par l’homme de théâtre Omar Fetmouche, à Bendris Noura qui a participé avec le texte « Adyili rebi dwarwih », Samah Laaziz pour « Tassadit » et Ait Boudaoud Laifa pour « Anarez wala aneqim ».

La cérémonie de remise des prix de ce concours qui récompense la meilleure dramaturgie en tamazight en hommage au dramaturge Mohia (1950-2004), et qui est à sa quatrième édition, s’est déroulée au théâtre régional Kateb Yacine en présence de la famille de Mohia et de nombreuses figures du quatrième art. Cette compétition culturelle a mis en lice cette année, 13 textes.

Le metteur en scène Omar Fetmouche, en sa qualité de président du jury, relevé la « très bonne qualité des oeuvres » des participants à ce concours.

Il a toutefois déploré le recours de certains candidats à la reprise des textes de Mohia ce qui amené le jury à rejeter quatre textes, a-t-il dit, avant d’appeler les dramaturges en herbe à « être créatifs et à ne pas puiser dans ce qui existe déjà », soulignant que l’objectif de ce concours n’est pas de revisiter l’oeuvre de Mohia.

Rendant hommage à cet homme de théâtre au grand talent et adaptateur hors pair qui a laissé au théâtre algérien une oeuvre riche et diversifiée, Fetmouche a observé que Mohia, l’enfant d’Azazga, a « ouvert une brèche extraordinaire en faisant du théâtre Amazigh un patrimoine universel et humain » .

La directrice de la culture, Nabila Goumeziane, a indiqué que Mohia « reste le repère incontournable du théâtre amazigh. Il a joué un rôle important dans sa promotion, car il avait compris que pour que la culture amazighe puisse évoluer elle doit impérativement s’ouvrir sur l’universalité.

Abdallah Mohia a notamment adapté de grandes pièces de théâtre dont « En attendant Godot » de Samuel Beckett, « La décision » et « L’exception et la règle » de Bertolt Brecht, « La Jarre » de Luigi Pirandello, « Médecin malgré lui » et « Tartuffe » de Molière, « Le Ressuscité » de Lu Xun et « La ficelle » de Guy De Maupassant. Il a aussi composé de nombreux poèmes qui ont été interprétés par de grandes figures de la chanson kabyle, à l’instar d’Idir, Ferhat et Takfarinas.

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