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Le MDS reconnaît ses difficultés

Publié le 08/03/2017, par dans Non classé.

Le premier responsable du MDS, Hamid Ferhi, a expliqué, lors de sa conférence de presse animée hier à Alger, que « seule la circonscription de France du Nord a rempli les critères de candidature».
Si ce parti de gauche a dénoncé, le 12 février dernier, les « entraves de l’administration» qui l’avait empêché de retirer les formulaires de parrainage dans plusieurs wilayas, le MDS n’a tout de même pas nié « ses difficultés à collecter les signatures». « Il nous a été difficile de rassembler les signatures exigées, ce que nous avions déjà prédit. Mais nous avons tenté l’expérience, car, comme nous l’avions annoncé en décembre dernier, notre objectif était de se rapprocher de la société, de rencontrer les gens qui partagent notre projet et notre vision de la politique et se préparer pour les prochaines élections locales», a affirmé Hamid Ferhi. Le retrait des dossiers dans les autres wilayas du pays n’a été effectué qu’après 11 jours du début de l’opération.

Le motif lié aux problèmes internes au parti, invoqué par l’administration, pourtant réglés par la justice, a été finalement corrigé par le ministère de l’Intérieur qui a permis au MDS de retirer les formulaires de candidature. Selon Hamid Ferhi, ces entraves ont constitué « un obstacle réel pour le déroulement normal de l’opération». « Nous avons compris depuis le début que le pouvoir a toujours voulu nous empêcher de participer à ces législatives. Il faut savoir que le même motif a été évoqué par l’administration en France et au Canada.

Le pouvoir a peur que notre discours soit entendu par la population. Nous demandons un Parlement et un gouvernement de travail et non celui de l’économie parallèle. Cette expérience nous a permis aussi de comprendre que les entraves administratives et bureaucratiques persistent, notamment dans les opérations d’inscription aux fichiers électoraux», a-t-il dénoncé. Le MDS n’y va pas par quatre chemins pour expliquer ces pratiques dénoncées par d’autres partis, notamment le Rassemblement pour la culture et démocratie (RCD) de Mohcine Belabbas.

Sur cette question, le MDS livre sa propre lecture, comme l’a expliqué son coordinateur, Hamid Ferhi. « Ces obstacles administratifs et bureaucratiques sont voulus par le pouvoir. Ce dernier ne veut pas de la participation de la majorité qui risque de déséquilibrer les balances. Il n’a besoin que d’une minorité habituelle qui vote traditionnellement pour lui», a-t-il ajouté.

Pour l’avenir du MDS, Hamid Ferhi se dit prêt à se battre pour mener sa campagne pour les élections et rencontrer la société après 10 ans d’interdiction d’activité. « Nous allons donc continuer la collecte des signatures et préparer les locales. Nous espérons seulement que nous ne serons pas encore interdits de meeting. Nous avons foi en notre peuple qui se bat à sa manière pour changer les choses. Nous l’encourageons dans ce sens, pour la dignité et pour un avenir meilleur», a conclu Hamid Ferhi. Lire la suite

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