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Le HCI en bref…

Publié le 19/02/2018, par dans Non classé.

– « N’utilisons pas Tamazight pour exclure mais pour inclure ceux qui ne le connaissent pas»

Sur la question de tamazight et les gens qui s’opposent à son enseignement, le président du Hci fait remarquer que ceux qui pratiquent cette langue font partie de la société algérienne. « Le tamazight et l’arabe sont les liens qui unissent le peuple algérien. Il doit être enseigné, tout comme l’arabe.

Mais ne l’utilisons pas pour exclure l’autre, mais plutôt pour inclure les gens, comme moi, qui ne connaissent pas cette langue…», note Bouabdallah Ghlamallah. Interrogé sur l’édition en Arabie Saoudite du Coran en tamazight, que l’ambassade du royaume à Alger a distribué à certaines personnalités et cadres de l’Etat, le président du Hci tient à préciser : « C’est moi-même, en tant que ministre des Affaires religieuses, qui ai sollicité l’unique imprimerie qui édite le Coran dans les langues du monde entier, et qui se trouve à Médine, de nous produire un ouvrage d’explication du sens des versets du livre sacré en tamazight.

Les Saoudiens ont accepté et même pris en charge un de nos universitaires spécialisé dans la langue durant 6 mois pour finaliser le livre. Beaucoup ont été contents d’avoir une telle édition, sachant que le Coran, même en Kabylie, est lu en arabe. L’ambassade d’Arabie Saoudite en a pris un quota qui a été offert comme cadeau…»

– « Si Ali Aya s’est octroyé la mission de médiateur, il y a un sérieux problème…»

Interrogé sur l’énigmatique intrusion de Ali Aya, l’imam de la Grande Mosquée d’Alger, dans la grève qui paralyse certains établissements scolaires à Blida et à Béjaïa, le président du Hci n’y a pas été avec le dos de la cuillère. Il déclare : « Si Ali Aya a été sollicité par la ministre de l’Education, pour avoir son avis sur la crise que traverse le secteur, il n’y a aucun problème.

Mais, s’il s’est octroyé cette mission de médiateur sans l’aval de sa tutelle qui l’a nommé, à savoir le ministère des Affaires religieuses, il y a un sérieux problème. Parce que s’il intervient sans être écouté, il risque de perdre son aura au sein de la société. Son intervention n’ajoutera rien à son statut. Bien au contraire, elle suscitera l’effet inverse.»

– « Je n’ai jamais dit que les grèves étaient haram»

Sur la question de la grève des enseignants et des médecins résidents, le président du Hci a été catégorique. « Je n’ai jamais dit que la grève était haram (illicite, ndlr). Je n’ai pas cette prétention de faire une telle fatwa. J’ai exprimé mon avis en disant que la grève peut être légitime ou exagérée. Légitime lorsqu’elle est faite pour revendiquer un droit acquis mais dont on ne dispose pas. Elle devient exagérée lorsqu’elle est menée pour réclamer un droit qui n’est pas consacré, et surtout lorsque la justice la déclare illégale.

Nous ne pouvons pas nous mettre en violation avec la loi. Les décisions de justice sont rendues au nom du peuple algérien. Si nous ne les respectons pas, nous n’aurons plus d’autorité à laquelle nous pourrons nous référer en cas de litige. J’ai dit aussi que ceux qui persistent dans cette voie n’ont rien à perdre. Tout en ne travaillant pas, ils continuent à percevoir leurs salaires et indemnités. C’est ce que j’ai qualifié de contraire aux principes syndicaux et à l’éthique.»
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