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«Le FLN n’est pas un bien vacant !»

Publié le 18/03/2018, par dans Non classé.

A entendre Djamel Ould Abbès énumérer, devant les cadres du parti réunis à l’hôtel le Moufflon d’or, ce que l’Algérie doit à son Président, on se dit que ce pays n’existait pas avant 1999 et l’élection de l' »homme des miracles», nouveau surnom donné par le secrétaire général du FLN au président Bouteflika.
Pendant un peu plus de 40 minutes, le secrétaire général du FLN a rembobiné le film des années Bouteflika et rappelé tout ce que ce pays doit à son homme providentiel : la stabilité du pays, tamazigh comme langue nationale, la libération de la femme, l’échec du printemps arabe en Algérie, le remboursement par anticipation des 32 milliards de dollars de la dette extérieure, un chômage ramené à un taux convenable alors qu’il était de 32% à l’arrivée du Président…

« Il s’est sacrifié pour son pays et l’a payé de sa santé», a conclu M. Ould Abbès. Lancé dans une opération de collecte des données sur les réalisations du Président depuis son arrivée au pouvoir, le secrétaire général du FLN a pris soin de placer bien en évidence devant de lui une vingtaine de dossiers de différentes couleurs, censés contenir les résultats des recherches effectuées par les élus et les mouhafedhs du parti sur les années Bouteflika. « Nous avons pour le moment reçu les dossiers de 42 wilayas et nous espérons recevoir très prochainement le reste des recherches», a révélé M. Ould Abbès.

Au moment où une bonne partie de la population se pose des questions sur les sommes faramineuses dépensées par l’Etat depuis une vingtaine d’années sans grands résultats visibles, le chef du plus puissant parti du pays s’est mis en tête de prouver aux Algériens ce qu’ils doivent au Président. « Ceux qui se demandent comment plus de 1000 milliards de dollars ont été dépensés, les résultats se trouvent dans ces dossiers», a affirmé M. Ould Abbès en tapotant la pile de dossiers de la main.

Et d’ajouter : « On doit être fier du travail effectué par le président Bouteflika.» En même temps, cette opération permet au patron du parti de repousser la tenue du comité central (CC), prévue le 19 mars, pour une autre date qui n’est toujours pas arrêtée par la direction. « On doit d’abord finir le travail pour lequel le parti est mobilisé et ensuite arrêter une date pour le CC», a justifié le secrétaire général du FLN. Mais ses adversaires ne sont pas dupes de la manœuvre pour retarder la tenue du CC au moment où la situation du chef du parti est fragilisée par les résultats mitigés des dernières élections législatives et locales.

« Si le CC a lieu aujourd’hui, il n’a aucune chance d’être élu, même avec l’appui de la Présidence, juge un adversaire de Ould Abbès. Il ne tient pas le parti.» Face à cette situation, la Présidence étudierait d’autres options. Depuis quelque temps, plusieurs noms sont cités comme potentiels candidats à la succession du secrétaire général, dont celui de Tayeb Louh, ministre de la Justice, qui depuis des années constitue patiemment ses réseaux au sein du parti. Face aux rumeurs, M. Ould Abbès est monté au créneau et a averti que « ceux qui sont dans nos rangs et prétendent être du FLN se trompent».

« Le FLN n’est pas un bien vacant !» a-t-il déclaré, en leur conseillant de commencer par militer au niveau de la base, avant de vouloir le remplacer. « Celui qui aime le FLN doit d’abord commencer par rejoindre la kasma. Il adhère et il attend le congrès en 2020 et les législatives en 2022», a-t-il précisé. Au FLN, les couteaux sont tirés en prévision du prochain comité central. Lire la suite

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