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Le FFS rejette le projet de Bouchouareb

Publié le 15/06/2016, par dans Non classé.

Le chef du groupe parlementaire du Front des forces socialistes, Chaffaâ Bouaiche, a vivement critiqué le projet de loi relatif à la promotion de l’investissement, en débat à l’APN depuis lundi.
Intervenant hier en séance plénière consacrée à ce texte présenté par le ministre de l’Industrie, Abdessalem Bouchouareb, Chaffaâ Bouaiche s’est demandé « comment des dirigeants qui n’ont pas pu réaliser le développement économique souhaité durant la période d’opulence financière vont-ils le faire dans une conjoncture financière difficile». Pour lui, le problème n’est pas dans les textes mais dans les politiques des gouvernements successifs.

Le chef du groupe parlementaire du plus vieux parti de l’opposition affirme que les projets de loi doivent s’insérer dans une stratégie économique globale avec des objectifs précis. Ce qui n’est pas le cas de ce projet soumis à l’APN. « Tout projet de promotion d’investissement doit être élaboré dans un cadre plus global d’une réelle politique économique, sociale et stratégique qu’on veut concrétiser», a souligné M. Bouaiche, affirmant que cette politique « définit aussi la place qu’on donne aux investisseurs étrangers».

Ce que le chef du groupe parlementaire FFS dit ne pas trouver dans l’actuel projet de loi en débat à l’APN. « Ce texte de loi qui vise à ouvrir le marché algérien aux capitaux étrangers n’oblige aucunement les investisseurs étrangers à s’insérer dans la politique économique nationale et ses objectifs tout tracés», a-t-il encore fait remarquer. « L’ouverture économique non encadrée a échoué dans tous les pays qui l’ont adoptée, comme l’Egypte sous Sadate durant les années 1970», a-t-il souligné.

« Sous prétexte que les conditions contenues dans ces textes de loi ne sont plus applicables, nous constatons dans le nouveau texte de loi la réorganisation, la suppression et la réadaptation de certaines règles comme celle des 51/49%, le droit de préemption…» Pour lui, les gouvernants exposent le pays au capital étranger sans la moindre protection ni exigence de résultat. Il estime que « dans les pays qui se respectent, la contribution des capitaux étrangers est un plus à un développement national enclenché par les ressources nationales». Il assure ainsi que le FFS rejette ce texte en raison de l’absence de véritable politique économique aux objectifs clairement assignés. Lire la suite

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