formats

Le FFS cherche encore son «consensus interne»

Publié le 22/12/2016, par dans Non classé.

Le Front des forces socialistes (FFS) commémorera, demain, le premier anniversaire de la disparition de son chef historique, Hocine Aït Ahmed.
Une première année sans le père spirituel qui semble très dure à supporter pour cette formation politique et ses responsables qui ont hérité d’un lourd fardeau. Une charge qu’ils éprouvent du mal à assumer telle qu’elle leur a été transmise, notamment depuis le congrès de 2012, lorsque le leader du parti avait décidé, en raison de sa maladie, de céder la présidence du parti.

En effet, une année après le décès du zaïm, sa chère formation politique sombre dans une crise interne qui va en s’accentuant. « Quand le chat est absent, les souris dansent.» C’est ce qui semble arriver au FFS, qui se déchire de l’intérieur. Ce qui était très peu visible lorsque Hocine Aït Ahmed tenait les commandes, même à partir de l’exil, apparaît au grand jour aujourd’hui : coups bas, mécontentement, exclusions, démissions et lutte de leadership.

En l’espace de quelques mois, l’appareil du parti a été malmené plusieurs fois par des individus, comme l’affirment des militants de cette formation, « voraces, opportunistes et perfides» qui ne se soucient que de leur avenir personnel. Habitué aux crises internes rapidement étouffées du temps où Hocine Aït Ahmed était encore président, le FFS vit, avec sa disparition, peut-être les pires moments de son histoire. La crise a atteint son paroxysme et mine non seulement la direction du parti, mais aussi sa base militante. Instituée à l’occasion du dernier congrès, l’instance présidentielle composée de cinq membres n’a pas réussi à sauvegarder son homogénéité. Et la décision de radiation de l’un de ses membres, en l’occurrence Rachid Halet, a montré les limites de cette « direction collégiale» inventée juste pour éviter au parti des frictions post-Aït Ahmed. Peine perdue.

Bouillonnement sans précédent de la base

La cohésion de façade n’aura tenu que trois ans avant de connaître une grave fissure avec l’éclatement du conflit opposant le trio Laskri-Baloul-Chérifi à Rachid Halet, qui a fini par être éjecté du parti au sein duquel il a milité dès son jeune âge. Les clivages ont gagné aussi le secrétariat national où le premier secrétaire s’est plaint de « l’indiscipline» et « des mensonges» d’un de ses subalternes, à savoir le chef du groupe parlementaire.

Le malaise s’est accentué avec les dernières purges qui ont concerné un nombre important des membres du secrétariat national. La mise à l’écart injustifiée de ces cadres, dont la plupart sont de jeunes ambitieux et fidèles, n’a fait qu’attiser la colère de la base du parti. Selon des témoignages de militants, les fédérations connaissent un bouillonnement sans précédent et expriment leur désaccord avec les décisions unilatérales de l’actuelle direction « qui ne prend plus l’avis de la base sur les grandes questions».

En tout cas, cette nouvelle crise provoque une saignée qui impose à nouveau la vieille question de savoir si « le FFS survivra à Hocine Aït Ahmed». Certains militants rétorquent en posant une condition : « Il faut d’abord un consensus interne au parti, qui est loin de se mettre en place.»
Lire la suite

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Home Non classé Le FFS cherche encore son «consensus interne»
Facebook Twitter Gplus RSS
© Radio Dzair